À l’occasion du 62ème sommet de la CEDEAO tenu le 04 décembre dernier à Abuja, les chefs d’Etat et de Gouvernements de la sous-région se sont prononcés sur la situation guinéenne notamment la tenue d’un dialogue inclusif. Les dirigeants de la sous-région Ouest-africaine ont demandé aux autorités guinéennes de tenir un dialogue inclusif avec la participation de toutes les entités . A défaut, la CEDEAO a émis le souhait de délocaliser le dialogue dans un autre pays afin de trouver un consensus.
Interrogé ce mercredi, 07 décembre 20242 sur cette actualité par l’un de nos reporters, le président du Parti de l’Unité et du Renouveau, Louda Baldé a indiqué que ce dialogue se tienne en Guinée ou ailleurs, l’essentiel est qu’il soit fait dans la sincérité et la bonne foi.
«Ils ont lancé un cadre de dialogue dont une bonne partie de l’opposition n’a pas participé. Donc aujourd’hui, la CEDEAO a tapé du poing sur la table pour que le dialogue soit sincère. Et ils sont allés jusqu’à dire qu’ils peuvent délocaliser, c’est ce qu’il faut éviter. S’ils délocalisent, est-ce que les partis qui peuvent dialoguer vont participer à ce dialogue là? Nous, nous disons que ce dialogue se tienne en Guinée, en Afrique ou ailleurs, il faut qu’il soit sincère et accompagné de la bonne foi.
On peut le tenir ici et si jamais les acteurs socio-politiques se rendent compte que c’est dans la bonne foi, tout le monde va participer. Donc, la responsabilité revient aux autorités. C’est elles qui doivent faire en sorte que tous les fils et toutes les filles de ce pays se retrouvent autour de la table afin qu’on discute des problèmes guinéens. Sans cela, ça va être difficile. Donc, nous, nous appelons à la bonne foi et nous appelons la société civile et les partis politiques à la compréhension. Mais il faut que la bonne foi précède tout cela pour que les gens se retrouvent autour de la table », a t-il martelé.
Camara Mamadouba
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