Désormais chaque guinéen a le droit de prendre le pouvoir à chaque fois qu´il estimera avoir les moyens et la fougue nécessaire. La loi du plus fort se fait prévaloir sur le Droit.
Non Mamady Doumbouya n´est pas De gaule. Encore moins un Homme providentiel comme on veut faire croire aux guinéens. En 2009 Capitaine Moussa Dadis Camara n´avait-il pas bénéficié des apologies lui qualifiant de «Messie» par certains démagogues qui voulaient se faire une place de choix au côté du Conseil National pour la Démocratie et le Développement (CNDD) ?
Au contraire, De gaule a sauvé la France de l´invasion de l´Allemagne Nazie qui avait pris en otage la République de France. Mamady Doumbouya est un métèque venu de la légion française qui a prôné l’anarchie en Guinée dès après le coup d´État du 5septembre 2021.
Pourtant le discours du 5 septembre s’illustrait dans une rhétorique tant séduisante, au point de confondre l´illusion à la réalité.
De quelle justice parlons-nous ?
Qui a mandaté qui?
La justice proclamée le 5 septembre est inique et obsolète. L’homme moderne pour dire le droit, fait référence à un ensemble de bases légales qui rendent légitime toutes les actions de l’appareil judiciaire. Les institutions guinéennes sont prises en otage, et sont réduites à juste mesure aux nécessités et volontés politiques du Comité National du Rassemblement pour le Développement (CNRD) et de son président. La Cour de Répression des Infractions Economiques et Financières (CRIEF) un instrument de persécutions et d’oppressions créée pour la cause et, au mépris de toute procédure judiciaire, sévit les voix les plus audibles de la République.
Plusieurs sont les leaders politiques, hauts cadres et représentants de la société civile qui sont victimes de cette instrumentalisation, les uns écroués à la maison centrale de coronthie et les autres, des plus chanceux, ils sont tout simplement obligés de prolonger leur séjour à l’étranger, seul moyen d’échapper aux acharnements sévères des injonctions dictatoriales de Mamady Doumbouya dans les actions de sa justice.
La République galvauder met en péril la Guinée en tant que nation. La Guinée reste la propriété exclusive de cette communauté humaine qui a son propre nom qui occupe son propre territoire et qui a des mythes communs et une histoire commune, une culture publique commune, un système économique unique et des droits et devoirs qui affectent tous ses membres.
Ainsi, les individus ne se soumettent pas par obligation sinon par nécessité de vivre en harmonie dans un monde structuré et organisé.
Mécanisme transitoire de l´Homme individu à l´Homme citoyen.
Étant donné que le citoyen a le droit d’accès à l’information afin d’en jouir pleinement. Ne serait-il pas plausible de faire une revue sur ce passage du préambule de la constitution, susceptible de clarifier les confusions juridiques qui affectent sérieusement la démocratie en Guinée : nous peuple de Guinée, « affirmons solennellement notre opposition fondamentale à toute forme anticonstitutionnelle de prise de pouvoir, à tout régime fondé sur la dictature, l´injustice, le népotisme et le régionalisme ».
De ce fait, la prise du pouvoir par la force, le 5 septembre n´est-il pas la confiscation du droit légitime dévolu qu´au peuple ?
Non Mamady Doumbouya n´est ni président de la République de Guinée, ni chef de l´État, ni chef suprême de l´armée. Contre tout ordre démocratique, il s´est autoproclamé à la tête du pays, s´opposant ainsi à la volonté du peuple de Guinée.
Cependant, tout débat sur la transition reste vile et ne coïncide à aucune légitimité puisque, sans sa démission, comme ce fut le cas au Mali avec le président Ibrahim Boubacar Keita qui avait rendu officielle sa démission les heures qui ont suivi le coup d´Etat, Pr Alpha CONDE reste encore le président élu démocratiquement de la République de Guinée.
Pour conclure, il suffit juste de retenir un passage de cet Amiral qui disait, je cite : une nation n’est pas perdue parce que certains l’attaquent, mais parce que ceux qui l’aiment ne la défendent pas.
Tequet CONDE
Analyste politique

