Après une année de gestion, les ministres de la transition, les Directeurs Généraux des Établissements, les responsables des sociétés publiques et des régies financières sont appelés à s’expliquer sur leur gestion devant le peuple de Guinée. Une décision du président de la transition qui alimente les débats. Chez nos confrères de FIM FM ce jeudi 17 novembre 2022, Dr Alhassane Makanera Kaké a commenté cette décision.
Certes le juriste salue l’initiative mais, fait savoir que ce travail devrait être fait devant le Conseil National de la transition.
“Différentes constitutions ont consacré cela au profil de l’Assemblée nationale malheureusement qui ne l’a jamais fait. Si vous lisez les textes constitutionnels, vous allez voir qu’il y a ce qu’on appelle la procédure de questions écrites, de questions orales et l’interpellation. La constitution dit que l’Assemblée nationale peut poser des questions écrites, orales ou interpeler le gouvernement pour s’expliquer devant le peuple. Cela rend le gouvernement responsable devant le peuple, ça n’a jamais été fait.
La constitution dit également que tout agent public doit rendre compte de sa gestion. L’Assemblée ne l’a pas fait pendant tout ce temps, le CNT ne l’a pas fait également. Aujourd’hui, le Gouvernement est en train de faire en ce moment le contrôle du gouvernement sur l’administration qui va rendre l’administration responsable devant le peuple. Sur ce plan, je suis parfaitement d’accord, c’est conforme à nos lois”, réagit cet ancien membre de la CENI, qui révèle quelques soucis.
“Mais j’ai des soucis. Comment le faire ? Pour moi, le gouvernement devrait publier et mettre à la disposition des Guinéens et les médias. Ce qu’on appelle un mode opératoire. Par exemple quel est le montant de crédit décaissé par un ministre ? Quelles sont les activités qu’il a réalisées ? Par qui il a réalisé ? Où il a réalisé ? Quelles sont les pièces justificatives ? Quels sont les moyens dont dispose le peuple pour vérifier la déclaration du ministre. Moi je propose un mode opératoire. Là, l’exercice devient plus facile”, dit-il avant de poursuivre:
“Le risque c’est de voir des ministres qui racontent trop de littérature dans un français qu’on ne comprend pas et finalement le but n’est pas atteint. Il faut faire de telle sorte que le peuple ne soit pas inondé dans les déclarations”, a-t-il conclu.
Ibrahima Camara pour lerevelateur224.com
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