Le 02 novembre de chaque année est consacrée à la célébration de la journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes. Cette journée tire son origine de l’assassinat au Mali en 2013 de Ghislaine Dupont et Claude Verlon, tous de la Radio France Internationale. En cette période de transition en Guinée, le Syndicat des Professionnels de la Presse de Guinée (SPPG) a mis l’occasion à profit pour rappeler aux autorités de la transition la nécessité de la protection des hommes de medias.
Sékou Jamal Pendessa que notre rédaction a interrogé ce mercredi, a souhaité que les crimes qui ont été déjà commis contre des journalistes en Guinée soient punis.
» Les crimes commis contre des journalistes est une occasion pour nous de rappeler aux autorités de la transition qu’elles doivent tout faire pour éviter que les journalistes soient agressés, qu’ils soient brimés. Et de faire en sorte que les crimes déjà commis contre les journalistes guinéens soient punis. Parce que l’impunité conduit à la commission d’autres crimes. C’est pourquoi, c’est une occasion toujours mise à profit depuis que les Nations Unies l’ont instituée cette journée pour faire ce rappel incessant vis-à-vis des différentes autorités. Donc, en ce qui concerne notre pays, le rappel s’adresse aux nouvelles autorités qui doivent œuvrer pour ne pas que la Guinée retombe. Parce qu’on a eu un bon classement de Reporter Sans Frontière (RFS) lors de l’édition 2021. C’est pourquoi, aucun élan ne devrait chercher à anéantir cette bonne avancée », a indiqué le Secrétaire général du SPPG, qui invite également les journalistes à plus de responsabilité dans le traitement de l’information.
» Nous invitons les journalistes à la responsabilité. La répétition est pédagogique. Je rappel donc qu’un journaliste qui n’a pas tort est plus facile à défendre, mais quand vous avez tort, vous compliquer la tâche au syndicat. Bien que nous ayons l’obligation de vous défendre si vous êtes syndiqués bien sûr. Et pour nous faciliter la tâche, c’est de respecter les règles du jeu qui sont la déontologie, l’éthique et les lois de la République. Le reste, si quelqu’un ferme les yeux sur votre professionnalisme et qu’il veut vous faire du mal, il verra le syndicat et là il n’y aura pas de négociations parce que chez nous, on ne négocie pas face à des atteintes à la liberté de la presse », a-t-il rappelé avant d’ajouter:
« Tout ce qu’on demande à nos syndiqués et à l’ensemble des journalistes, c’est l’observation du minimum de déontologie, d’éthique et du professionnalisme. Soyons responsables, ne posons aucun acte qui puisse bruler notre pays, qui puisse diviser la nation! Et, évitons de porter atteinte à l’honorabilité des uns et des autres », a conseiller Sékou Jamal Pendessa.
Pour rappel, le 28 septembre dernier, le Syndicat des Professionnels de la Presse de Guinée (SPPG) avait organisé un sit-in pour dénoncer les abus de la Haute Autorité de la Communication (HAC) envers les journalistes qui sont souvent suspendus. Ce, sans aucun avertissement préalable. A Conakry, cette manifestation avait été refusée par les autorités communales. Toutefois, Sékou Jamal Pendessa soutient que son organisation ne renoncera jamais à ce droit qui est la défense des Hommes de medias.
Moussa Rama, pour Lerevelateur224.com

