Difficile d’avoir des convictions chez nous. La volatilité des prises de position au gré des événements du moment, rend difficile la construction d’une société de valeurs. Ne pouvant enseigner aux générations montantes que des anti-valeurs, on perpétue ainsi la betise par une socialisation à grande échelle. C’est bien dommage.
S’engager en politique pour moi, relève en premier lieu de la volonté de servir la République à travers nos institutions politiques qui, elles mêmes, doivent avoir des lignes de conduite et des valeurs partagées. Ne pas renier ses valeurs est la condition d’avoir une identité.
En cette période de transition atypique dans notre pays, la responsabilité doit guider l’action de notre grand parti au regard de notre passé récent et lointain.
C’est pourquoi, je revendique la définition rapide d’un processus cohérent, transparent et concerté de cette période d’exception. Aussi, faudrait-il rappeler de la nécessité de l’administration d’une justice juste pour tout le monde ! En tout cas, plusieurs cadres de notre parti croupissent en prison sur la base de procédures judiciaires assez discutables. Leur mise en liberté à défaut de les juger serait un gage de rétablissement de la confiance.
Enfin, pas question pour moi de participer à une quelconque manifestation appelée par un mouvement qui s’est suffisamment illustré dans le désordre, la défiance de l’État, et la violence.
Rassemblement et unité d’action au sein du RPG AEC.
Honorable, Souleymane Dounoh Keita.
