Le procès des massacres du 28 septembre 2009 se poursuit ce lundi, 17 octobre 2022 au tribunal criminel de Dixinn. Dès l’ouverture de l’audience, l’ancien garde du corps du capitaine Moussa Dadis Camara a été appelé à la barre pour sa déposition. Devant le juge, celui-ci a balayé d’un revers de main les accusations mises à sa charge.
Le capitaine Marcel Guilavogui puisque c’est de lui qu’il s’agit, continue à se confondre dans la dénégation totale.
Lui qui est poursuivi pour complicité de viol, attentat à la pudeur, assassinats, meurtre, non-assistance à une personne en danger, pillages, incendie volontaire, séquestration, torture, Marcel Guilavogui dit avoir tout perdu pour obtenir sa liberté.
« On m’a libéré pour une semaine parce qu’on m’avait demandé de ceder ma maison. C’était à une somme de 400 millions de francs guinéens. Dès que je suis sorti de la prison en 2014, j’ai juste fait une semaine. Et après, on m’a renvoyé en prison encore alors que j’ai perdu ma maison. Et même si on me libère aujourd’hui, je n’ai pas où rentrer parce que je n’ai plus de maison.
On m’a retiré ma maison pour obtenir ma liberté », a-t-il dit à la barre du juge Ibrahima Sory II Tounkara.
Bah Mohamed