Dans une déclaration rendue publique hier lundi, les coalitions politiques notamment l’ANAD, la CORRD, le FNDC politique, le RPG et alliés ont récusé les trois (3) facilitatrices récemment nommées par le Premier ministre pour conduire le cadre de dialogue.
Interrogé sur cette actualité par l’un de nos reporters, ce mardi, 04 octobre 2022, le coordinateur du Front National pour la Défense de la Transition, Bogola Haba dit ne pas être surpris de cette réaction de ces grandes coalitions politiques.
«Leurs réactions ne m’étonnent pas. Parce que c’est comme une femme qui abandonne son foyer pour désamour pour son mari. Quel que soit tout ce qu’on fera, même à cause d’une virgule, ils vont trouver quelque chose comme alibi pour ne pas venir. Comme nous l’avons toujours dit au sein du FNDT, il n’y a vraiment pas matière aujourd’hui à perdre le temps sur un dialogue par rapport au chronogramme. Étant donné que la question est très claire, personne ne conteste aujourd’hui les 1 an destiné aux élections. Aujourd’hui, la contestation, c’est sur les 24 mois qui sont alloués au fichier électoral. C’est-à-dire, au recensement général de la population, le recensement administratif à caractère d’état civil. Et sur cette question, je ne sais pas qu’est-ce que nous allons dire parce que l’ensemble de la classe politique dans son entièreté avait rejeté le fichier existant à cause de sa qualité”, a-t-il dit avant de poursuivre:
« Et je ne vois pas aujourd’hui, s’il faut aller autour d’une table de négociation pour dire, ramenez nous le fichier existant. C’est pour ça, j’ai dit qu’il n’y a vraiment pas de matière aujourd’hui et nous n’allons aussi pas aller autour d’une table pour demander de restituer les biens récupérés par l’État. Nous n’allons aussi aller pour demander les uns et les autres alors que nous-mêmes, nous avons demandé que justice soit faite. La seule alternative que l’ensemble de ces formations politiques ont, c’est de continuer à montrer qu’il y’a une crise et de boycotter tout une initiative qui sera prise par le gouvernement. Nous demandons à la population de se désolidariser de ces actes là et de rejoindre nos trois (3) braves femmes pour qu’ensemble on puisse discuter de ce qu’il faut faire pour aider la transition», a t-il indiqué.
Plus loin, l’ancien responsable de communication de l’ANAD a laissé entendre que ces coalitions sont aminées de mauvaise foi.
« C’est une mauvaise foi de ces coalitions parce qu’elles n’ont absolument rien à proposer. Parce que tous les jours, il faut qu’elles posent des nouvelles conditions. La dernière fois, ils ont demandé à ce que la CÉDÉAO soit impliquée. Un médiateur a été choisi, après ils nous ont dit que non, il faut pas que le dialogue ne soit sous la houlette du ministre de l’Administration du Territoire, il faut que ça soit le Premier ministre. Cette fois-ci, c’est le Premier ministre, aujourd’hui encore, on part au delà, on dit qu’il faut que ça soit coordonné par le médiateur de la CEDEAO et le Premier ministre. Je ne comprends absolument rien. C’est une mauvaise foi parce qu’ils veulent faire croire à l’opinion qu’il y a une crise en Guinée », a t-il martelé.
Camara Mamadouba
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