Au lendemain de l’annonce de la création d’un cadre de dialogue inclusif par le Président de la Transition, les réactions continuent à se multiplier au sein de la classe politique. Interrogé à ce sujet, Boubacar Barry, vice-président de l’Union des Forces Républicaines (UFR), a fait des recommandations au Colonel Mamadi Doumbouya pour la réussite de cet autre cadre de dialogue.
Tout d’abord, ce cadre de Sidya Touré a caressé l’espoir que cet autre cadre de dialogue répondra à l’attente des Guinéens.
“Nous considérons que c’est une avancée qui s’inscrit probablement dans la réactualisation du cadre de concertation qui avait été initié de par le passé et qui finalement, n’avait pas répondu aux attentes. D’ailleurs, nous attendons maintenant véritablement que des questions subsidiaires soient traitées afin que ce dialogue puisse véritablement répondre aux attentes des Guinéens”, a t-il martelé avant de poursuivre:
“Il est évident que ce n’est qu’une vue d’esprit. La conférence des chefs d’État de la CEDEAO a désigné un médiateur et ce médiateur est venu. Cela veut dire qu’on ne peut pas écarter l’un et l’autre. En réalité, s’il doit être interne pour ne concerner que les entités guinéennes, il aurait fallu créer un environnement plus apaisé possible pour permettre à tous les acteurs de participer dans la sérénité. Vous n’êtes pas sans savoir que les leaders les plus importants comme Sidya Touré, Cellou Dalein Diallo, des leaders sociaux comme Sékou Koundouno sont tous en exil”, a rappelé Boubacar Barry.
Pour obtenir un cadre de dialogue inclusif, cet ancien ministre a invité le Président de la transition à tendre la main aux acteurs politiques et sociaux en exil.
“Tout ce que je peux dire, c’est d’en appeler au Président de la transition. Il faut poser des actes forts à la suite de ce décret. On est entre frères. Qu’est-ce qui empêche le Président de la transition de prendre son téléphone et appeler Sidya Touré, Cellou Dalein Diallo pour échanger avec eux fraternellement et dire: voilà la situation, quelles sont vos préoccupations pour qu’on puisse se retrouver ensemble afin de discuter de notre pays. Donc, le Président doit anticiper, poser des actes et rassurer. Il faut qu’il envoie un signal. C’est lui et lui seul qui peut faire ce travail là et personne d’autre”, a-t-il insisté
En ce qui concerne la participation de l’Union des Forces Républicaines à ce cadre de dialogue, Boubacar Barry a laissé entendre que cela dépendra des moyens réunis pour le mener à bien notamment la crédibilité des facilitateurs nationaux.
Moussa Rama, pour Lerevelateur224.com
