Le président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée est en séjour actuellement en Europe. Après son bref passage à Tallin en Estonie, Cellou Dalein Diallo s’est entretenu ce samedi, 10 septembre avec les militants et sympathisants de l’UFDG basés à Genève, en Suisse.
L’ancien Premier ministre qui a d’entrée rappelé les motifs de son engagement en politique, a appelé les Guinéens à s’accepter et se pardonner.
“Mon engagement en politique, c’est pas pour les intérêts de Cellou Dalein Diallo, ni d’une famille. Je veux que la Guinée change. Je veux dans notre pays, la justice, l’égalité des citoyens devant la loi. Égalité en droit et aussi égalité de chance. Je veux que notre pays soit un pays démocratique, où la confiance, l’acceptation règnent. C’est un pays où y a tout, sur le sol et dans le sous-sol. La Guinée devrait recevoir beaucoup de migrants parce Dieu a tout donné à ce pays. Mais malheureusement, nous vivons dans la pauvreté. C’est facile parfois d’accepter la pauvreté mais c’est d’accepter l’injustice. Nous voulons faire régner dans ce pays la justice, promouvoir la fraternité et l’unité des enfants, qui sont tous des Guinéens et pas parce qu’ils l’ont voulu, mais parce que le hasard de l’histoire a voulu que nous soyons tous des Guinéens”, a-t-il dit.
Devant ses militants réunis en grand nombre, Cellou Dalein Diallo a de nouveau affiché sa volonté de changer l’image de la Guinée à travers une justice carrément impartiale.
“Nous devons nous considérer comme des frères mais aujourd’hui, le pays est divisé, l’unité nationale a été malmenée. Ça choque beaucoup de patriotes, la pauvreté, la haine, la violence. Je pense que ces fléaux ne sont pas une fatalité. Il suffit qu’on ait le souci de rassembler les fils du pays. Lorsque j’ai subi des injustices, les militants ont voulu me défendre. J’ai dit non! Ils ont voulu manifester pour me témoigner leur soutien, j’ai pas accepté. Lorsqu’on avait confisqué ma maison, y avait des jeunes qui étaient choqués, ils ont voulu me défendre mais j’ai dit non. Parce qu’à première vue, ces actes visaient Cellou Dalein. Je ne veux pas que les militants de l’UFDG meurent pour moi. S’ils doivent mourir, ce sera pour la nation et les valeurs que nous défendons. Et lorsque le FNDC lance des mots d’ordre pour demander le retour d’urgence à l’ordre constitutionnel, pour demander le respect de la présomption d’innocence et des droits de la défense des personnes poursuivies par la justice, et là, je dis que je suis d’accord que l’ANAD et l’UFDG les accompagnent. Parce qu’il s’agit de l’injustice infligée aux Guinéens et non une personne. Nous n’allons pas défendre une personne”, a-t-il indiqué.
