A Genève ce samedi 10 septembre, le leader de l’UFDG, Elhadj Cellou Dalein DIALLO qui poursuit sa série de tournées de prises de contacts et de missions politiques a conféré avec ses compatriotes et militants qui vivent dans ce pays.
Profitant de son temps de parole, le chef de file de la classe politique est largement revenu sur la nécessité pour notre pays de sortir de la transition avec des élections libres, transparentes et inclusives qui reflèteront le choix du peuple.
Dans son discours de plus de 50 minutes, l’ancien Premier ministre a répondu à ses détracteurs qui l’accusent d’être pressé pour un rapide à l’ordre constitutionnel.
« Nous ne sommes pas des opportunistes, nous sommes des démocrates. On a dénoncé, on a accepté de participer à des manifestations. On dit non, l’UFDG et certains partis ont des agendas cachés. On n’a aucun agenda caché.
La vocation d’un parti politique c’est la conquête du pouvoir par les urnes. Donc des élections. Quelles que soient les bonnes intentions d’une junte qui a pris le pouvoir par les armes, elle n’a pas de légitimité. La Guinée est suspendue des instances de la CEDEAO, de l’Union Africaine. Suspendue de l’AGOHA, beaucoup de partenaires ont suspendu ou réduit la coopération économique et financière parce que c’est un régime d’exception. Il faut se hâter d’en sortir pour mettre les institutions légitimes, choisies par le peuple et non imposer par les armes. Nous avons estimé qu’il fallait diligenter le retour à l’ordre constitutionnel. Ils ont dit non, ils ont un agenda caché. On n’a pas un agenda caché. Nous avons un parti, votre parti, mon parti, notre parti l’UFDG, notre ambition, c’est de conquérir le pouvoir par les urnes. De mettre en œuvre des réformes qui vont libérer les Guinéens de la peur, de l’injustice et de la pauvreté. Et nous avons un programme pour ça.
Et nous sommes pressés, c’est légitime d’aller aux élections. On nous a volés, trichés plusieurs fois. Et comme on était convaincus que les nouvelles autorités, même si elles n’avaient pas de légitimité, elles ont annoncé de bonnes choses, nous avons applaudi et nous voulions qu’on aille aux élections ».
Mariama Lamarana Diallo.
