C’est une décision qui va sûrement faire des heureux et des malheureux chez les parents d’élèves en Guinée. Dans une note circulaire publiée ce mardi, le ministre de l’Enseignement Pré-universitaire et de l’Alphabétisation, Guillaume Hawing, a plafonné les frais d’inscription dans les écoles privées à 150 000 francs guinéens et ceux de la réinscription à 100 000 francs guinéens.
A en croire le patron de ce département, cette mesure a pour but de réglementer le secteur de l’enseignement pré- universitaire privé et de soulager les parents d’élèves pour la prise en charge de leurs enfants. Une décision saluée par certains et désapprouvée par d’autres.
Pour Mouctar Barry, parent d’élève rencontré dans les rues de Conakry, le plafonnement des frais fait par Guillaume Hawing n’est pas en faveur des démunis.
“C’est une bonne décision de l’Etat, moi je payais 300.000 (Trois cent) francs pour mes deux(2) enfants. Mais avec 150000 (Cent cinquante mille francs) moi je suis engagé pour faire cela. Ça c’est une très bonne nouvelle pour moi”, s’est-il réjoui.
Si cette volonté du ministre Hawing de mettre fin à la majoration fantaisiste des frais d’inscription dans les différentes écoles privées du pays est accueillie avec enthousiasme chez certains, par contre, d’autres s’y opposent. Selon Ibrahima Doukouré, cette décision n’aide pas le bas-peuple.
“On a compris que ce Gouvernement n’est pas venu pour aider le peuple notamment les pauvres. C’est seulement pour charger les pauvres, ce qui était à seulement 50000 (cinquante-mille francs) si cela va jusqu’à 150.000 (cent-cinquante mille francs), cela est incompréhensible. Si c’était les fondateurs d’écoles qui avaient pris cette décision, c’est là que l’État devait intervenir. Mais si c’est l’État qui agit ainsi, vraiment, cela devient une souffrance pour la population”, déplore-t-il.
Même réaction chez Amadou Oury Ly, qui qualifie cette décision d’anormale, prise au grand dam des parents d’élèves.
» Ce que l’État vient de décider aux parents d’élèves, vraiment cela est anormal. La population actuellement souffre tellement et avec cette histoire d’inscription de 150000 (cent cinquante-mille), c’est trop pour nous les pauvres. Avant, moi je payais 30000 francs (Trente-mille francs) pour chacun de mes enfants. Mais avec cela, je ne sais plus comment faire à l’approche de cette ouverture de classes », s’est lamenté Amadou Oury Ly.
Par ailleurs, ces parents d’élèves invitent les nouvelles autorités notamment le ministre de l’Enseignement Pré-Universitaire et de l’Alphabétisation à revoir cette décision pour le bien de la population dans sa généralité.
Moussa Rama, pour Lerevelateur224.com

