Le président du parti Alliance pour le Changement et le Progrès s’est exprimé ce jeudi, 04 août sur l’actualité sociopolitique du pays notamment la dernière manifestation du Front National pour la Défense de la Constitution. Dr Ben Youssouf Kéita regrette cette manifestation qui a fait cinq morts, selon le bilan officiel.
L’ancien député à l’Assemblée nationale tient pour responsable le CNRD et le FNDC de ces événements malheureux.
“Je suis consterné, choqué par la mort brutale de cinq (5) de nos compatriotes. De 1958 à 2022 ; combien de Guinéens ont perdu leurs vies pour des raisons politiques ? Cela ne devait plus continuer. Personnellement, j’étais contre cette manifestation parce qu’en période exceptionnelle, il faut savoir raison gardée. Un mauvais arrangement vaut mieux toujours qu’un bon procès.
La charte que le CNRD lui-même a mis en place, tu verras dans son article 8 que les manifestations qui sont considérées comme des droits fondamentaux et les libertés sont consacrées. Vous devez comprendre alors que les choses n’ont pas été totalement respectées. Pour le FNDC, à partir du moment où les choses ont été interdites, il devait faire recours à la loi pour essayer d’annuler l’interdiction. Mais ils ne l’ont pas fait. Ils ont transgressé. Donc, la conclusion, c’est la mort de cinq (5) guinéens qui ne se justifie pas”, a regretté l’ancien député.
Pour lui, la poursuite du dialogue inclusif est une nécessité afin de permettre à toutes les parties prenantes de converger sur la durée de la transition.
“Les trois (3) ans pour d’autres tout comme nous ACP, nous pensons que ça a commencé depuis que l’organe législatif qui est le CNT a voté les trente-six (36) mois. Et peut-être pour le CNDR, ils diront que ça débutera quand ils mettront un décret en place. Voilà ce autour de quoi nous devons discuter. C’est pour cette raison, j’insiste une fois de plus auprès du CNRD, d’ouvrir le dialogue pour discuter autour de ce chronogramme”, a recommandé l’honorable Ben Youssouf Keita, qui pense que la situation actuelle du pays ne nécessite pas une médiation internationale.
Car dit-il, une simple volonté politique des uns et des autres suffirait pour une sortie de crise.
Moussa Rama, pour Lereveleteur224.com
