Le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme est sorti de son silence mercredi dans une interview exclusive accordée à notre rédaction.
Alphonse Charles Wright est revenu sur les accusations sur des faits présumés de détournement de deniers publics, de corruption, d’enrichissement illicite portant à l’encontre de l’ancien ministre de la Justice Me Mory Doumbouya.
Dans cet entretien, l’ancien Procureur Général de la Cour d’Appel de Conakry révèle que le montant de 19 milliards portés à l’encontre de l’ancien ministre Me Mory Doumbouya d’avoir détourné dans le cadre de la fourniture en équipement de sécurité devant servir à la tenue du procès du 28 septembre 2009, montant décaissé par Mory Doumbouya, que le bordereau signé par ce ministre n’était pas daté.
« Il s’est trouvé qu’au moment où ces opérations s’engageaient, il n’avait aucune urgence budgétaire pour dire qu’il faut décaisser des montants pour la sécurisation d’un procès dont les enquêtes n’étaient même pas encore clôturées. On s’est dit que ça, il va falloir quand-même fouiller, connaître réellement ce qui s’est passé », a-t-il argumenté et d’ajouter :
« J’ai découvert 19 milliards de francs guinéens. Il se trouve d’abord que les 19 milliards qui ont été décaissés, tenez-vous bien ! Au niveau du trésor, le bordereau qui devrait aboutir à ce paiement n’est même pas daté, mais signé par M. Mory Doumbouya, ancien ministre de la Justice. Mais bien avant lui, il y a eu M. Mamadou Lamine Fofana qui a aussi géré le ministère de la Justice à un moment donné a aussi décaissé, puisque c’est lui l’ordonnateur des dépenses, d’autres montants de cinq milliards, en suite de 7 milliards pour le même objectif. Cet objectif, c’est de dire, nous décaissons ces montants pour la sécurisation du procès du 28 septembre 2009 », a expliqué M. Wright qui soutient que toutes ces transactions lui ont mis la puce à l’oreille afin de mieux pousser ses propres investigations.
« Je me suis dit que vous ne pouvez pas faire le baptême d’un enfant qui n’est pas encore né. Si vous voyez que vous avez acheté, peut-être les habits pour le bébé, tout cela est en prélude à la naissance. Mais si on vous dit que l’enfant va naître mort-né, qu’elle va être la justification que vous pouvez donner à ça ? Par analogie, on a voulu tout simplement décaisser et détourner ces montants-là » accuse le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Alphonse Charles Wright.
Moussa Rama, pour Lerevelateur224.com