Le document de programmation budgétaire pluriannuelle 2023-2025 a été examiné et adopté ce mercredi, 27 juillet 2022 par les conseillers du CNT. Sur 81 conseillers nationaux, 65 ont répondu présents, 12 excusés et 06 absents. Durant quatre (04) jours, les conseillers nationaux du CNT, ont lu et analysé sans relâche ce document de programmation budgétaire avant de faire des recommandations pour son adoption.
Dans sa lecture du rapport final, Fatima Camara, membre de la commission Plan, Affaires Économiques du CNT déclare qu’il faut : « réaliser un taux de croissance du PIB de 5,6%, ramener un taux d’inflation moyenne annuelle à 10,2%, réaliser un taux de pression fiscale de 13,9%, stabiliser le taux de change à 9751 GNF. Sur la base de ces hypothèses, les recettes sont projetées à 29 642 055 milliards Gnf et vont s’accroître de 27,8% par rapport aux projections dans le projet de Loi de Finances Rectificatives 2022. Ainsi, les projections des recettes pour les trois régies financières sont estimées à :
Direction Générale des Impôts 12 777 067 milliards GNG;
Direction Générale des Douanes 12 106 099 milliards GNF;
Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique 2023, 44 milliards GNG.
L’atteinte des objectifs repose sur la mise en œuvre du plan de réforme et de modernisation des trois régies de recettes dans le but d’accroître leur performance », a-t-elle fait savoir.
Pour sa part, Moussa Cissé, ministre du Budget, ces travaux qui ont duré 14 jours ont permis « d’enrichir le document de programmation budgétaire par vos observations et recommandations. A cet égard, la trajectoire de nos finances publiques pour la période 2023-2025 a été examinée de manière approfondie à travers une approche volontariste des conseillers nationaux, des représentants de la société et du secteur privé. Les travaux ont permis d’évaluer et d’encadrer les agrégats sur lesquels sera construite la Loi de finance 2023 en particulier, les grandes masses de recettes et de dépenses ainsi que les modalités de financement du solde budgétaire.
Cet objectif central est atteint et nous pouvons nous en réjouir collectivement car, les perspectives de développement de la Guinée et le financement des politiques publiques permettant d’améliorer le bien-être de nos concitoyens peuvent être maintenant envisagés », s’est-il félicité.

Avant son discours de clôture, le président du CNT a soumis aux conseillers le vote de ce budget qui a été adopté à la majorité des présents.
Dr Dansa Kourouma a en fin félicité les différents partenaires économiques, sociaux de la société civile et du syndicat qui ont apporté des contributions pour que ce budget soit le plus citoyen.
« A l’analyse du document de planification pluriannuelle qui présente les grandes orientations de la politique des finances publiques et des priorités budgétaires pour les 3 prochaines années, il apparaît que le contexte mondial caractérisé par le Covid-19, la guerre en Ukraine qui ont négativement impacté la croissance mondiale ne restent pas sans conséquences pour les pays en voie de développement dont la Guinée. Cependant, les perspectives macroéconomiques à court et moyen terme sont favorables à la Guinée pour la période 2022-2026.
En effet, la sécurisation des recettes, la rationalisation des dépenses ainsi que la récupération de l’argent de la corruption permettront d’atténuer les effets exogènes de notre économie et assurer une meilleure répartition de nos ressources », a déclaré le président du CNT.

A noter que dans les mois à venir, les conseillers vont examiner la loi des finances rectificatives et la loi des finances initiales 2023 plus réalistes et plus objectives en recettes et dépenses.
Amadou Oury Barry pour lerevelateur224.com
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