Les examens nationaux se poursuivent en Guinée. Après le certificat d’études élémentaire, le Brevet d’études du premier cycle a démarré ce vendredi, 10 juin 2022 sur toute l’étendue du territoire national.
Cette année, ils sont 1487 candidats dont 712 filles sur la liste présentée par la commune de Kaloum. Dans cette commune qui abrite le centre administratif du pays, les premières épreuves ont été lancées à l’école primaire de Tombo 1 par le chef de cabinet du ministère de l’Enseignement Supérieur, qui a bien voulu d’abord échanger avec les candidats pour leur prodiguer des conseils.
» Je ne peux empêcher à penser à moi-même quand il y a quelques années, on était à votre place, les bras croisés, les oreilles ouvertes, le cœur qui scintille, en train de se demander qu’est-ce qui allait se passer, en train de nous poser toutes les questions que vous vous posez aujourd’hui. En train de nous demander est-ce que réellement nous allons réussir? Mais je pense que la réponse à ça, elle est devant vous, car la plupart de ces gens que vous voyez devant vous aujourd’hui, sont passés par là. Ils ont ressenti la même chose que vous êtes en train de ressentir aujourd’hui, la peur, l’angoisse.
Mais ce que vous ne devez pas oublier, c’est que vous devez avoir foi en Dieu mais avoir confiance en vous-même, parce que vous avez travaillé dur. Personne d’entre vous n’est arrivé ici aujourd’hui sans au préalable se préparer, réviser, avoir des nuits blanches et le plus important, demander la bénédiction de ses parents. Donc soyez fiers de ça. Dites vous que si vous êtes là, c’est que vous allez réussir. Les encadreurs qui sont là feront tout pour vous accompagner. Ce ne sont pas vos ennemis, ils ne sont pas là pour vous faire du tort, au contraire », a conseillé Thierno Hamidou Bah.
Les 1487 candidats de la commune de Kaloum seront répartis dans 5 centres et encadrés par 104 surveillants. Pour cette première journée, les candidats seront évalués dans les épreuves de rédaction et d’histoire. Interrogé, Mamadou Sanou Diallo dit être prêt à faire face aux sujets.
» On a fait 8 mois d’études parce que l’année là, on n’a pas complètement atteint les 9 mois. Pendant les 8 mois, je crois que les élèves guinéens ont fini les programmes dans toutes les écoles. Et donc, je pense qu’on pourrait réussir au BEPC et avoir un mérite de la République de Guinée. Car nous sommes les futurs cadres de la Guinée. Nous devons nous concentrer jusqu’à la fin des épreuves du BEPC le 15 juin prochain. Je n’ai pas peur, ça ne me fait rien parce qu’hier, j’ai révisé. Donc, je n’aurais pas assez de difficultés à moins que le sujet ne soit difficile. Mais de toutes les façons, on va s’en sortir » rassure le candidat.
Pour le bon déroulement de cet examen, la direction communale de l’éducation dit avoir pris des dispositions idoines.
» Les surveillants sont en place, les services de sécurité sont en place. Le service sanitaire est en place et tout le monde est déterminé pour avoir des examens crédibles transparents et débarrassés des fraudes et des tentatives de fraude », indique Ibrahima Yattara.
Ibrahima Camara pour lerevelateur224.com
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