Les dirigeants de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont tenu un sommet extraordinaire samedi dernier pour statuer sur le sort des pays africains qui traversent une transition. Il s’agit notamment de la Guinée, du Mali et du Burkina Faso.
Attendus pour des grandes décisions, les chefs d’État de la CEDEAO ont renvoyé leur délibéré au prochain sommet ordinaire, prévu le 3 juillet prochain. Un report commenté par des acteurs politiques en République de Guinée. Pour le vice-président de l’UFR de Sidya Touré, ce renvoi s’explique par un manque « d’unanimité » des dirigeants de la CEDEAO vis-à-vis de certains sujets essentiels.
‘’Il est manifestement clair qu’il n’y a pas eu d’unanimité des chefs d’État par rapport à un certain nombre de points. Je crois que la pratique au sein de cette Organisation, c’est de faire un communiqué final quand toutes les parties prenantes à la réunion notamment les chefs d’État soient tombés d’accord », a-t-il indiqué avant de s’exprimer sur le choix de Mohamed Ibn Chambass comme médiateur en Guinée.
« Je considère que M. Chambass, c’est vrai qu’il a une expérience des crises guinéennes, mais je crois peut-être qu’il devrait trouver un médiateur d’un certain niveau. Parce que ses médiations n’ont pas produit d’effets escomptés. Ça veut dire qu’on ne va pas reprendre les mêmes acteurs et espérer avoir de meilleurs résultats. Mais bon, c’est le choix des chefs d’État, on s’en remet à eux »,a souligné Boubacar Barry, qui invite la junte guinéenne à reconsidérer l’une des préoccupations de la CEDEAO qui est la mise en place d’un cadre de dialogue approprié entre le Gouvernement, les acteurs politiques et ceux de la société civile.
Moussa Rama, pour Lerevelateur224.com
