C’est une avancée majeure dans le cadre de la manifestation de la vérité sur l’assassinat le 1er juin de l’élève candidat au Brevet d’Etude du Premier Cycle, Thierno Mamadou Diallo. Depuis l’annonce de sa mort, Alphonse Charles Wright a pris à bras le corps le dossier pour mettre toute la lumière afin que le ou les coupables soient arrêtés, jugés et condamnés conformément à la loi. D’ailleurs, à seulement une semaine de la tragédie, le Procureur Général près la Cour d’Appel de Conakry a annoncé ce mardi 7 juin que plusieurs personnes, cinq (5) au totale sont mises aux arrêts. C’était en marge de la rencontre entre la famille biologique du jeune Breveté tué et lui au parquet général.
“Je remercie la très bonne compréhension de la famille par rapport à la demande du parquet général. Dans une République la loi a confié le pouvoir de représentation de la société à un corps de magistrats que nous appelons les magistrats du ministère public. C’est pourquoi quand quelqu’un vol ou quelqu’un perd sa vie celui à qui on doit demander des comptes, c’est le ministère public. Parce que c’est lui qui représente la société dans sa diversité. Depuis la survenance de cet événement, nous avons aujourd’hui une famille éplorée qui est venue ce matin de manière libre, après concertation pour nous demander à ce qu’elle puisse inhumer dans la stricte intimité familiale le corps de Thierno Mamadou Diallo.
La bonne nouvelle que le procureur général que je suis peut annoncer, c’est qu’on a procédé à l’interpellation des personnes qui sont, pour l’instant, l’identité va être dévoilée dans les heures qui suivent. Mais pour le besoin d’enquête, c’est pour vous dire que c’est une grande avancée parce que l’engagement que nous avons pris devant le peuple de Guinée c’est que plus rien ne sera comme avant. Ce n’est pas un acteur fut-il, de la société civile qui peut interpréter autrement un fait judiciaire à des fins politiques”, a confié l’empereur des poursuites.
Moussa Rama, pour Lerevelateur224.com
