Ce dimanche 05 juin, le Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Me Moriba Alain Koné a foulé le sol de Dinguiraye pour s’enquérir des conditions de travail du personnel judiciaire et de détention des personnes en conflit avec la loi.
Après avoir visité les locaux de la justice, le ministre a tout d’abord échangé avec le personnel avant de se rendre à la maison de détention et de correction. Au cours de l’entretien, il a instruit aux juges la tenue des audiences le plus vite que possible.
«L’éfficacité en justice ne veut pas dire avoir plusieurs dossiers sous la main. Mais être dans le temps. Nous ne voulons pas qu’il y ait des détentions pour des infractions mineures. Pour qu’il y ait détention, il faut qu’il y ait des éléments très importants et que l’infraction soit grave. En justice tout n’est pas procédure, tout n’est pas sentence, tout n’est pas détention. C’est ce qui m’amène à ordonner la libération sous conditions de certains détenus au nombre de neuf (9). De mon point de vue, ils ne méritent pas d’être détenus de façon préventive. Nous leur avons demandé de rentrer chez eux le temps pour la justice de mener leurs enquêtes. Et surtout d’être prêts à répondre à l’invitation de la justice à chaque fois qu’on aura besoin d’eux ».
Au cours de la visite, Monsieur le ministre s’est également intéressé à la question de protection des enfants mineurs.
‘’Partout où nous avons été, nous avons constaté que la situation des enfants n’est pas prise en compte. Les enfants en conflit avec la loi ou les enfants dont les parents sont en conflit. En matière de divorce par exemple, il faut déterminer qui doit prendre l’enfant en cas de séparation des parents. Généralement, nos juges confient l’enfant au parent qui a le plus les moyens financiers. Non ! Ici c’est l’intérêt supérieur de l’enfant qu’il faut défendre. Confier l’enfant à celui avec qui il peut s’épanouir, être pris en charge sur le plan alimentaire, sanitaire, éducatif etc. Et l’enfant mineur se sent mieux avec sa mère quelque soit sa situation financière. Il appartient donc à son père de contribuer à sa prise en charge même s’il ne vit pas avec sa mère’’.
Enfin, le ministre a invité les uns et les autres à se défaire des mauvaises pratiques pour faire de notre justice une vraie justice tant recherchée.
Dinguiraye, Ibrahima Braddock Diakité pour lerevelateur224.com
