Depuis l’éviction du régime Alpha Condé le 05 septembre 2021 par le groupement des forces spéciales, la durée exacte de la transition n’est toujours pas connue. Une situation qui agace certains leaders politiques, qui menacent même de reprendre les manifestations de rue. Ce, malgré la proposition de 39 mois de durée de la transition faite par le chef de la junte, le Colonel Mamadi Doumbouya.
Interrogé sur cette actualité ce mardi, 10 mai, Jean Alfred Mathos, l’autre Président de l’Union pour le Progrès de la Guinée (UPG), dit être d’accord avec les 39 mois proposés par le CNRD.
« Dans le contexte actuel, l’UPG que je représente appartient au collectif des partis politiques pour l’alternance. Nous sommes quinze(15) partis politiques dont dix-sept(17) qui sont en cours d’agrément. Nous avons déjà décliné notre offre de transition au niveau de la durée et de son contenu. Nous savons que la transition a un début et une fin. Déjà depuis février lors de notre première sortie en conférence de presse, nous avons décliné trois(3) ans pour une transition qui, avec son contenu qui a été repris au niveau des assises et au niveau du dialogue politique élargi aux faitières sociales.
Pour nous, cela ne nous gêne pas, mais l’essentiel pour nous, c’est que dans ce contenu, il faudrait que les choses soient faisables. 39 mois, c’est long ou peu, mais l’essentiel pour nous est qu’il y ait un début et une fin. Ils ont annoncé les couleurs, quand est-ce que ça va commencer? C’est ça la grande question. Mais ce qui est essentiel pour le guinéen lambda, c’est qu’aujourd’hui, le voile a été levé sur la durée(…) à toute période exceptionnelle, mesure exceptionnelle », a indiqué le juriste, qui poursuit:
« Il y a la refondation de la République, vous avez l’impunité qui est en train d’être le point de mise avec les audits qui sont en cours. Qu’à cela ne tienne, il faudrait nécessairement laisser le temps au temps. Donc, aujourd’hui, les Guinéens doivent se réjouir d’avoir une transition qui a déjà une durée et qui peut extirper les maux qui amènent les militaires au pouvoir. Ça c’est important, il ne faudrait pas que cette transition revienne encore », mentionne-t-il.
» Il faudra prendre le temps de mettre la refondation de l’État et appeler tout le monde autour de la table de pourparlers. Tous ceux qui n’ont pas voulu venir sur le plan de ce dialogue, doivent monter dans le train parce que, la Guinée est notre bien commun à tous. Donc, pour ma part, je pense que les 39 mois sont raisonnables et trois ans à compter du 5 septembre de l’année dernière », a déclaré Jean Alfred Mathos sur les ondes de la radio Guinée.
Moussa Rama, pour Lerevelateur224.com
