A l’instar des autres préfectures du pays, la campagne de récupération des domaines de l’État a été lancée dans la commune urbaine de Kankan ce Samedi, 07 Mai 2022 par les autorités administratives. Cette première journée était axée sur le marquage des quelques habitations de fortune et des encombrants physiques le long de la route principale du rond-point Missira jusqu’à Mobile, sur la route nationale Kankan-Kouroussa. C’était en présence de monsieur le Gouverneur de la région administrative de Kankan.
Après l’étape de marquage, suivra la démolition de tous les encombrants physiques et quelques habitations de fortune, selon le président de la commission de récupération des domaines de l’État à Kankan, le colonel Malik Diakité.
« En tant que président de cette commission de récupération des domaines de l’État à Kankan, je me réjouis du lancement de marquage des emprises aujourd’hui. Ce qui a été fait aujourd’hui, va être suivi immédiatement par la démolition car, c’est des emprises de la route ça. Il n’y a pas de problème. Par la suite, nous allons procéder aussi avec les techniciens de l’habitat à marquer les bâtiments ou les domaines bâtis et non bâtis de l’État , cela aussi va continuer.
Ce matin vous avez suivi le lancement officiel par monsieur le Gouverneur, il a dit qu’il n’y a pas de date précise pour la démolition car, il y a des préalables d’abord à régler avant de passer à ces opérations. Mais ce que je voudrais vous dire, après le marquage des emprises là, ce que c’est la démolition », assure-t-il.
Cette première journée de marquage s’est passée sans aucun incident avec la collaboration des citoyens dont les maisons ont été marquées. D’ailleurs, ils disent se plier face à la loi. C’est le cas respectivement de Ansoumane Camara et Mamadou Oury Barry.
« C’est quelque chose à apprécier parce que, c’est pas seulement à Kankan, c’est partout en Guinée. Je pense que cela ne doit pas être une situation qui doit nous donner la tristesse ».
« Aujourd’hui, J’ai un sentiment de tristesse vraiment, mais comme c’est la loi, nous sommes obligés de rester derrière la loi. Ce que nous avons à dire aux autorités, c’est de nous un peu de temps pour que nous puissions quitter les lieux facilement».
Kankan, Mohamed Lamine DIANÉ pour lerévélateur224.com
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