L’attaque du domicile du richissime homme d’affaires, Antonio Souaré a encore refait surface avec l’emprisonnement de Kassory et cie et l’accusation de Cellou Dalein Diallo dans l’affaire Air Guinée.
Des sujets commentés par le leader du parti ARENA ce jeudi, 21 avril 2022.
Invité de l’émission Mirador de FIM FM, Dr Koureissy Condé a, tout d’abord, fait rejouer ce film sur l’attaque du domicile de Antonio Souaré, avant d’évoquer le cas de Kassory Fofana, placé sous mandat de dépôt pour des faits présumés de détournement de deniers publics.
“ Nous sommes dans un État violent. Antonio Souaré, lorsqu’on a débarqué chez lui avec les 7 pick-ups pour enlever la garde et la jeter entre les mains de ceux qui voulaient l’abattre, je suis intervenu malgré tout. Parce qu’il y a tellement d’injustice contre les meilleurs, il y a un sentiment d’élimination contre les meilleurs, ça ne fait pas progresser la société. Lorsque vous parlez de Kassory Fofana en l’occurrence, vous parlez de quelqu’un qui a été 1er de sa classe, vous parlez de quelqu’un qui a été au ministère de la coopération, qui a été aux grands projets: ministre du budget, ministre des finances, qui a fait beaucoup des négociations. Combien de millions de dollars il a fait rapporter à la Guinée? », s’interroge-t-il, avant de renchérir sur l’affaire Air Guinée.
» Lorsque vous parlez de Cellou Dalein Diallo, les réalisations infrastructurelles : les ponts dans le pays. Chacun de nous a un passé. A un moment donné, lorsque vous n’avez pas les preuves palpables, c’est la justice qui a les preuves palpables, aucun d’entre nous ne peut revendiquer une preuve, ça sera une dénonciation calomnieuse. C’est la preuve de la justice qui est la véritable preuve. Moi, je dis encore une fois, la justice pénale doit prendre soin de son image et de sa santé pour montrer aux guinéens que notre société ne doit pas être violente. Il faut réparer les torts », a-t-il lancé.
Plus loin, l’ancien ministre de l’intérieur se dit révolté face à la situation que traverse la Guinée.
» J’ai aujourd’hui un sentiment de révolte, j’ai peur pour ce pays. Si de génération en génération, de personne en personne, nous continuons à nous abattre. On a mis des guinéens dans la fosse commune, dans ce pays là. On a pendu des guinéens dans ce pays, on a fusillé des guinéens dans les rues dans ce pays, il faut qu’on arrête ça.Il y a des familles victimes du camp boiro, des familles victimes du 4 juillet, victimes du 28 septembre. N’augmentons pas le nombre de victimes, arrêtons ça! », a-t-il conclu.
Ibrahima Camara pour lerevelateur224.com
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