Dans un décret rendu public lundi, le président de la transition, le Colonel Mamadi Doumbouya, a limogé plusieurs cadres de l’administration dont le maire de la commune de Matam. Seydouba Sacko et cie sont soupçonnés de détournement de fonds publics. Interrogé à ce sujet ce mercredi, 16 février, Aliou Badra Chekna Koné, 2ème vice maire de Matam, a commenté ces limogeages qu’il qualifie d’extra judiciaire.
L’ex secrecratire général de la jeunesse de l’UFR pense que le limogeage de Seydouba Sacko serait une décision personnelle du chef de la Junte.
“Le décret a été justifié par le Ministre de l’administration du Territoire par la force de l’article 143 du code des collectivités. Et le Maire, le lendemain, il a fait une sortie pour dire que ce qui lui était reproché, selon le Ministre dans l’article 143 n’était pas vrai. Dans son cas, les choses n’ont pas été respectées comme le veut l’article lui-même. Donc, à ce niveau, j’estime que la justice va les départager et nous faire savoir ce qui est vrai dans la situation. Moi je suis l’un des vices maires et je ne peux que respecter la loi. Si une décision est prise et que c’est contraire à la loi, on verra. Et si une décision est prise et que c’est conforme aussi à la loi, on verra aussi après la décision de la justice (…) Vous savez, la présomption d’innocence est là, tout accusé est présumé innocent jusqu’à l’établissement de sa culpabilité. On attend que la justice fasse son travail. S’il (Maire Sacko ndlr) est accusé d’un fait, il faut l’avouer et c’est par le biais de la justice que cela peut se faire. Donc, on a attendu que la justice fasse son travail”, a indiqué le Président de la Nouvelle Génération Politique (NGP).
Il faut rappeler que l’édile de Matam accusé de détournement de fonds, promet de laver son « honneur » dans cette affaire qui parle de 82 millions de francs guinéens.
Moussa Rama, pour Lerevelateur224.com