Le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) part en vrille ces derniers moments. De contestations en contestations, ce mardi 8 février 2022, un collectif de ce front qui a lutté pendant deux (2) ans contre toute modification de la constitution pouvant permettre à l’ancien Président Alpha Condé de briguer un troisième mandat, a dans une déclaration souhaité la démission pure et simple du Bureau National de ce front.
Ce collectif composé de coordinateur de plusieurs régions et de quelques communes de Conakry, accuse le bureau national dirigé par Abdourahamane Sanoh et compagnie de détournement de fonds et de gestion opaque. Peut-on comprendre dans une déclaration qu’il a rendue publique au cours d’une conférence de presse. Mais pour le coordinateur du FNDC de Wanindara, Alhassane Diallo, l’argent n’a jamais été source de problème au sein du front, mais une question de principe et de valeur qu’il faudrait respecter à tous les niveaux.
« La question financière ne pose pas un débat ici. Il faut que l’opinion nationale et internationale sachent que ce n’est pas une question financière(…) nous avons un tas de revendications qu’on a mis dans le mémorandum qui a été catégoriquement refusé pour des réponses claires jusqu’à aller nous dire que nous ne vous reconnaissons pas. Vous, coordinateurs régionaux, préfectoraux. Dans l’ensemble, vous n’êtes pas des membres statutaires. La question financière, chacun puisait dans sa poche et sachez une chose, il y a des coordinations et les antennes de l’extérieur, des personnes qui sont là qui ont véritablement contribué au niveau du bureau national. Mais qui gérait ce fonds ? C’est le bureau national. Nous, nous sommes des acteurs de terrain qui sont là. On n’a pas besoin d’être financés pour faire des actions sur le terrain. Personne d’autre n’a reçu de sou pour faire le combat afin de ramener la Guinée sur une position respectueuse au niveau national et international », précise-t-il.
Pour sa part, Kémo Mali, coordinateur régional de l’antenne de Kindia estime que l’argent mobilisé pendant ces deux(2) ans devait servir à la prise en charge des victimes. Mais malheureusement, cela n’a jamais été le cas. A-t-il regretté.
Moussa Rama, pour Lereveleateur224.com