Après avoir été installés ce samedi 5 février 2022, les membres du Conseil National de la Transition (CNT) ont tenu ce lundi 7 février leur première session extraordinaire au palais du peuple de Conakry. Ils sont 80 conseillers sur 81 à répondre présents à ce rendez-vous important. L’ordre du jour portait essentiellement sur les informations sur les prochaines étapes de la mise en place des commissions du CNT, le rappel des missions et responsabilités des conseils nationaux et la préparation des voyages des conseillers nationaux à l’intérieur du pays.
Mais le débat qui a retenu l’attention de la quasi-totalité des conseillers, c’est bien la question de la réconciliation nationale.
Interrogé, l’ancien président de la Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme(RADDHO) et ancien président de l’Institution Nationale Indépendante des Droits Humains (INIDH) a estimé que la question de la réconciliation en Guinée est fondamentale.
« Je suis personnellement très encouragé que cela fasse partie des missions du CNT. Vous savez, la Commission Provisoire du Réconciliation Nationale que le Président Alpha Condé avait mis en place a travaillé avec moi. J’étais l’expert national et nous avons produit beaucoup de bonnes choses qui n’étaient pas totalement suffisantes mais qui contenaient de bonnes choses. Je pense que remettre la question de la réconciliation sur la table du CNT va favoriser une nouvelle dynamique qui va servir la Guinée à court, moins et long termes », a soutenu Mamady Kaba et d’avancer des arguments:
« A court terme, le CNT va déterminer pour la Guinée quelles sont les victimes ? Qui sont les bourreaux ? Et comment les mettre ensemble ? En moins termes ? Il va falloir voir comment faire en sorte que les victimes aient quand-même une satisfaction à travers un processus de justice transitionnelle. Mais le moment venu, les débats vont se passer, car il ya beaucoup de personnalités très expérimentées dans ce genre de dossiers, et je suis convaincu qu’on parviendra à sortir les meilleures pratiques pour que la Guinée puisse se réconcilier avec elle-même », déclare ce défenseur des droits de l’homme en Guinée.
Moussa Rama, pour Lerevelateur224.com