Le Porte-parole du Gouvernement guinéen est désormais limité dans sa liberté de ton et de prise de parole.
Ses pouvoirs ont été élagués, après la nomination d’un Porte-parole de la Présidence de la République et d’une Porte-parole du CNRD.
Le travail de Gaoual se limite simplement à la présentation du compte-rendu du Conseil des Ministres.
Il doit apparaitre moins et parler peu dans les médias, sauf par nécessité et surtout avec l’accord du gouvernement, sous le cachet du CNRD et de son Président.
Lui, qui s’offrait le luxe des studios avec démesure et redondance, prenait la parole à la moindre sollicitation, parfois sans enjeu, et sans citer ses nombreuses bourdes liées à la syntaxe.
Son manque de courage à se prononcer publiquement sur l’affaire de rebaptisation de l’aéroport de Conakry, alors que l’opinion attendait sa position sur un sujet qui a cristallisé le débat et nourrit les oppositions entre pro et contre.
Mais bien avant cela, Gaoual a battu le record d’interviews accordé sur la période aux médias par ses prédécesseurs. Il avait saturé l’espace sans rien de nouveau dans ses propos.
A-t-il été moins convaincant ou a-t-il fait le trop de présence dans les médias pour s’offrir assez de publicité, loin du goût de ses patrons?
En tous cas, la nomination des deux autres Porte-parole est comme une paire de gifles administrée au grand abonné des médias qui se faisait plus d’image et de publicité qu’un vrai Porte-parole, convaincant et éloquent dont la parole est très attendue, avec une pertinence sans équivoque.
Derrière les deux actes pris par pe Colonel, le message adressé à Ousmane Gaoual est sans ambiguité. C’est de parler peu et apparaitre moins.
Dieu merci, on l’entend peu avec moins de dégats, parfois sans conséquences.
Wassalam
Marouane.