La création de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières est saluée par la société civile guinéenne. Ce mardi dans l’émission au fil de la transition sur Horizon FM, un acteur de la société civile guinéenne a formulé des recommandations pour le bon fonctionnement de cette institution.
Ange Gabriel Haba puisque c’est de lui qu’il s’agit, Secrétaire exécutif du Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne ( CNOSCG) pense que la création de la CRIEF est l’une des meilleures décisions qu’a prise le Président de la transition Colonel Mamadi Doumbouya.
Cependant, cet acteur de la société civile, insiste sur certains points:
“Nous avons pensez que dans un premier temps, il faut aider l’institution surtout à avoir des personnes de qualité. C’est-à-dire, l’institution doit être dotée de personnes qui ne sont pas reprochées de par le passé de toutes malversations. Que ça soit des personnes de compétences, des personnes qui n’ont pas participé à la gestion des biens publics”, a-t-il exprimé.
Le CRIEF étant une nouvelle institution dans le pays, Ange Gabriel Haba pense que les personnes qui doivent lui diriger doivent être formées conséquemment.
“Ceux qui doivent exercer les compétences de cette Cour, doivent bénéficier des formations adéquates. Formation qui doivent les permettre de bien faire leur travail de façon très professionnelle. A côté de la Cour, toutes les autres institutions qui concourent à la lutte contre la corruption, il faut les renforcer en termes de capacités. Il faut mettre les moyens à leur disposition pour qu’il ait une stratégie harmonisée”, propose cet acteur de la société civile guinéenne.
Dans le décret, il est aussi rappeler que les compétences de la CRIEF peuvent porter sur des faits antérieurs à sa création. A cet effet, le secrétaire exécutif trouve cela normal, car estime-t-il, la mauvaise gestion des biens publics n’a pas commencé seulement par le régime Condé.
“La gestion de la chose publique en Guinée a subi beaucoup d’épreuves. En fonction du volume de la corruption, du détournement, et de tout ce que la Guinée a connu comme malversation qui ne date pas d’aujourd’hui, il est important qu’une telle Cour puisse dans l’exercice de ses compétences puisse se pencher même dans les périodes précédentes. Que la Cour ne se limite pas qu’aux dignitaires de l’ancien régime, mais que ça puisse statuer sur tous les régimes”, souligne-t-il.
Pour Ange Gabriel Haba, l’heure est à l’alerte, et à ce niveau, il estime que le citoyen peut jouer un rôle important pour dénoncer les personnes suspectes.
Moussa Rama, pour Lerévélateur 224.com