Une mission de la Cour Pénale Internationale a rencontré la ministre de la Justice, jeudi à Conakry, dans le but de s’enquérir de l’état d’avancement des préparatifs du procès des massacres du 28 septembre 2009.
Joint ce samedi, Me. Hamidou Barry, avocat dans ce dossier a demandé aux autorités compétentes de prendre toutes les précautions nécessaires pour la tenue de ce procès dans un plus bref délai.
“Ce n’est pas la première fois, précisément, que le bureau du procureur tient de telle position. Depuis 2010, le bureau du procureur effectue des missions en Guinée. C’est grâce à ces missions mais aussi la volonté de l’Etat guinéen que cette procédure a connue de grandes avancées”, précise Me Hamidou Barry.
Si la justice guinéenne traîne les pas pour la tenue de ce procès, la CPI peut se saisir du dossier conformément au statut de Rome. L’avocat souhaite tout de même que ce procès se tienne dans le pays.
“Bien-sûr, si la Guinée ne parvient pas à juger cette affaire, la Cour Pénale Internationale peut se saisir. Mais ce que nous, nous avons souhaité, que cette affaire soit jugée en Guinée. Qu’on sache qui a fait quoi et cela permettra de lutter contre l’impunité dans notre pays(…) Nous demandons aux nouvelles autorités guinéennes d’accorder une indemnisation provisoire aux victimes des massacres du 28 septembre. Parce que parmi eux, il ya des femmes qui sont victimes de viols et atteintes de Sida, il ya des enfants orphelins et un nombre important de victimes qui ont perdu leur emploi”, fait-il savoir.
Me Hamidou Barry demande plus loin aux autorités de mettre en place des moyens matériels et financiers afin d’achever les locaux qui serviront de salle d’audience pour la tenue du procès.
Moussa Rama, pour lerevelateur224.com