Les hommes se succèdent, l’État demeure, la société change mais nos problèmes sont toujours là.
D’hier à aujourd’hui, les hommes passent, la Guinée demeure, tout bouge mais rien ne change, c’est statique. (Pas d’eau, pas de courant, manque de routes, crise d’identité linguistique, corruption…)
A chaque vent nouveau, l’espoir renait mais il disparait au bout de quelques temps.
On a comme impression que nos malheurs sont enchevillés à notre existence.
On a tué l’ancien mais qui n’arrive pas à disparaitre alors que le nouveau refuse de naitre, pour ainsi paraphraser Antonio Gramsci sur sa notion de crise.
Hier est coupable de médiocrité, aujourd’hui est suspect d’inéficacité et demain vit l’incertitude, on résume nos souffrances au temps et aux hommes de chaque époque.
Cependant, la Guinée n’a ni un problème d’hommes ni victime de lois injustes. Et son passé n’est nullement une malédiction encore moins un motif explicatif de son retard, car, le présent peine à imprimer ses marques et à mieux faire.
Il n’y a pas de mutation sociétale malheureusement, malgré cette inconscience collective, on refuse d’admettre que la seule crise qui frappe la Guinée, c’est celle morale, le manque d’amour de son prochain ou le refus du bonheur de l’autre.
On a longtemps accusé hier avec ses hommes mais on n’arrive pas à bouger d’un iota.
Changeons de mentalité pour que la Guinée change. Et pour y parvenir, chacun doit faire son introspection chirurgicale pour se reconcilier avec Dieu et vivre en harmonie avec son environnement social.
Ce que nous vivons n’est ni une punition divine ni une condamnation de la nature, encore loin une contrainte du moment, c’est un déficit de BONNE MORALITÉ doublé d’une mauvaise foi.
Moralisons notre société, tout ira mieux pour chacun et pour tout le monde!
Marouane, Journaliste.