Il s’agit d’un homme, d’un manager agile, d’un intellectuel, d’un réformateur, qui a pu marquer son nom au panthéon de l’histoire des entités qu’il a eu à diriger.
De l’administration des grands projets à la Direction Générale de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale en passant par la Direction du protocole d’Etat à la Présidence, sans oublier le gouvernorat de la ville de Conakry, le secrétariat général du ministère du tourisme, j’en passe, l’homme que l’ancien Président français, Jacques Chirac qualifia « d’excellent ambassadeur directeur du protocole d’Etat », a été à la hauteur de toutes les missions administratives qui lui ont été assignées.
Cet homme qui est à la tête de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale, a pu en faire une institution à l’image des autres institutions de Sécurité Sociale du monde.
Le gigantesque réformateur de la CNSS a dès son arrivée, fait du bien-être des assurés sociaux sa principale mission. Pour ce faire, il a tout d’abord commencé par doter l’institution d’outils de gestion moderne pour la bonne gestion des cotisations et des prestations sociales. A ce jour, il suffit d’un clic pour connaître la situation du fichier cotisant et celui des prestations sociales.
La bonne gouvernance nécessitant des ressources humaines solides et adaptées, M. SANKHON a fait de la formation des cadres de l’institution son cheval de bataille car à son arrivée la CNSS n’avait pas en son sein dix (10) cadres ayant fréquenté des écoles supérieures spécialisées en Sécurité Sociale.
Ainsi, plus de 65 cadres de la CNSS ont pu bénéficier de renforcement de capacités au Centre Ivoirien de Formation des Cadres de Sécurité Sociale (CIFOCSS) d’Abidjan, à l’École Nationale Supérieure de Sécurité Sociale (EN3S) de Saint-Etienne, au Centre Régional Africain d’Administration du Travail (CRADAT) du Cameroun, etc.
A l’occasion du concours des bonnes pratiques organisé par l’Association Internationale de Sécurité Sociale (AISS) et grâce aux résultats accomplis suite aux réformes engagées par l’homme, la CNSS de Guinée a obtenu récemment cinq (5) certificats de mérite pour :
1. Le paiement des pensions par le biais de la téléphonie mobile et des structures de microfinance;
2. La gestion automatisée du processus d’immatriculation, de recouvrement et de la tenue des comptes;
3. L’amélioration de la qualité des actes de diagnostic au bénéfice des assurés sociaux et de la population;
4. La modernisation des structures par une gestion axée sur les résultats,
5. L’identification biométrique des assurés sociaux.
L’assurance maladie étant l’une des branches que gère la CNSS, l’homme et son équipe ont engagé aussi des réformes dans le cadre sanitaire à savoir: la création d’une unité médicale dotée d’équipements modernes de dernière génération.
Cette unité médicale offre des services entre autres :
• Laboratoire médical ultramoderne,
• Cabinet dentaire moderne,
• D’une unité d’imagerie,
• D’une échographie,
• D’une mammographie,
• D’une radiographie,
• D’un scanner,
• D’un centre de cathétérisme cardiaque
A ce jour, cette unité médicale contribue à faire le diagnostic et le soin de plusieurs pathologies et fait éviter ainsi à beaucoup de personnes des évacuations à l’étranger. L’exemple le plus récent c’est le placement d’un pacemaker chez une patiente qui souffrait de problème cardiaque.
La Sécurité Sociale étant un système de solidarité, Malick SANKHON soucieux du bien-être des retraités a également mis les pensionnés au centre des réformes de son administration. Jusqu’à son arrivée à la tête de la CNSS, le plancher de la pension sociale était à 175 000 et le plafond à 1 080 000. A date, ce plancher est à 616 000 et le plafond est
4 284 000 GNF; l’accès à ces pensions est devenue plus facile car il est désormais possible de les percevoir soit en espèce, par virement bancaire, ou par le banking mobile.
En parlant de la déconcentration des services de la CNSS par le réaménagement, la construction et l’équipement des agences de proximité à Conakry et à l’intérieur du pays, M. SANKHON a aussi œuvré dans ce sens.
De nos jours, la CNSS dispose de quatre (4) agences de proximité à Conakry, et de vingt (22) agences à l’intérieur du pays, pour le bonheur des assurés sociaux.
Garantir aux assurés et à leurs ayants droit des prestations de qualité quand le besoin se manifeste est la principale mission d’une institution de sécurité sociale. Pour la pérennité de cette mission, en plus du placement des fonds de sécurité sociale, un plan de diversification des sources de financement de la sécurité sociale a été aussi élaboré.
Aujourd’hui, la CNSS est détentrice d’actions à NSIA Banque Guinée ; elle a construit un hôtel trois (3) étoiles (hôtel Rio Nunez) à Boké et est entrain de finaliser l’équipement d’un hôpital de standing international à Gbessia; j’en passe.
Le rajeunissement du personnel de la CNSS, le respect de l’éthique et de la déontologie du métier, voilà encore des actions par lesquelles cet homme a fait et fait bouger cette institution.
N’étant pas prêt à s’arrêter pour le bonheur des assurés, il a enfin initié des projets d’envergure entre autres: la retraite complémentaire, la télé déclaration … qui sont en phase d’essai.
Et comme nous le savons, rien ne sera éternel sur cette terre. A l’image de tous les Directeurs qui se sont succédés à la tête de la CNSS, Malick aussi s’en ira un jour. Mais il faudra reconnaître à l’homme, que depuis la création de cette institution en 1955 à nos jours, il a été de ceux qui auront marqué positivement leur passage à la tête de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale.
Dans la bandoulière de chacun se trouve l’ensemble de ses actes. Malick, dans la sienne, des réformes pour le bonheur des assurés sociaux s’y trouvent.
Bhoye GOUMBA.