Après que la Direction Générale de la RTG ait abdiqué sur 7 des 17 points de revendications inscrits dans la plateforme qui a conduit au débrayage des travailleurs de la radio nationale, les travailleurs ne semblent pas être satisfaits de ce qui a été obtenu ce mardi 26 octobre par le syndicat à la base auprès de la Direction.
Makémè Bamba, l’une des présentatrices du Journal Parlé n’a pas caché sa crainte face à toutes les promesses tenues. D’ailleurs, elle fait savoir que ce n’est pas une première que ce genre de promesses soit tenu par ses responsables. Plus loin, elle dénonce le fait que l’échéance de la réalisation de ces compromis ne soit pas définie.
« En ce qui concerne les résolutions obtenues par la Direction Générale de la RTG, je reste sur ma faim. On a posé 17 problèmes, en attendant, la Direction trouve la solution à 7 sans donner d’échéance à la résolution de ces problèmes. Qu’est-ce qui va être fait à long, moyen et court terme, on ne le sait pas. Et quand on sait que dans cette maison, on fait tout le temps des promesses qui ne se tiennent jamais. Il aurait été important qu’on nous dise, voici ce qu’on fait à long terme, à court terme et à moins terme », a fait remarquer Makémè Bamba.
Autre problème que tient à cœur les travailleurs de ce média d’Etat, c’est le cas des vigiles.
‘’L’origine des vigiles que nous avons, si vous regardez sur les murs, c’est écrit » Silence » cela veut dire qu’ils souhaitent nous faire taire dans cette maison. Il y a des vigiles qui sont-là, même si tu veux appeler un ami, ils te disent »tais-toi ». Comment ces vigiles ont été recrutés, tout cela est mentionné dans les 17 points de revendications. Mais nulle part cela n’a été évoqué. Cette explication doit provenir de la Direction, ça on n’attendra pas un Ministre ou un autre Directeur pour nous donner des explications’’, explique-t-elle.
Bien que toutes les revendications ne sont pas prises en compte pour le moment par la Direction Générale, les travailleurs de la radio précisent qu’ils n’étaient pas en grève mais juste en droit de retrait de travail, ont déjà repris le cours normal des programmes ce lundi.
Moussa Rama, pour lerevelateur224.com