Le mardi 19 octobre dernier, des orpailleurs Burkinabés, au nombre de 12 avaient été arrêtés à Diatiféré, une commune rurale située à 50km du centre ville de Dinguiraye.
Selon nos informations, ils étaient en route pour l’exploitation des zones minières de Maléa et Fèlén. Mais le maire de la commune rurale de Dinguiraye Sory Amoroya BARRY qui n’a pas été officiellement informé de leur présence, a demandé qu’ils soient arrêtés et traduits devant la loi. Ce qui fût fait.
Les autorités et citoyens de Diatiféré s’opposent à leur présence à cause des produits toxiques (cyanure) qu’ils utilisent dans l’extraction de l’or.
Pendant que tous les citoyens s’attendaient à un jugement, notre rédaction a été informée qu’ils ont été libérés le jeudi dernier 48 h après leur arrestation.
Selon le président du tribunal de première instance de Dinguiraye, Maître Fulbert Aimé Sagno, ils n’ont commis aucune infraction.
« C’est par manque de famille d’accueil qu’ils ont été envoyés à la maison d’arrêt. Après vérification, nous n’avons pas trouvé de produits toxiques dans leurs colis. C’était du gasoil qui était dans les bidons. Et en plus de ça, ils n’ont pas été pris en flagrant délit. Ils n’étaient pas entrain de travailler. Il y a la libre circulation des personnes et leurs biens quelle que soit leur nationalité. L’essentiel est qu’elles se soumettent aux lois de leur pays d’accueil. C’est pour cela nous leur avons mis à la disposition du président des orpailleurs pour qu’il les mette à la disposition de la police de l’immigration’’.
Pour sa part, Monsieur Kaba vice président du bureau préfectoral des orpailleurs de Dinguiraye affirme que les Burkinabés ne l’ont pas été confiés. Au contraire il a juste été informé de leur libération en tant que responsable.
Quand au maire de Diatiféré, Sory Amoroya Barry, Il n’a pas été informé de leur libération.
« Je n’ai pas été informé de leur libération. Tout ce que je peux, c’est de mettre main sur des personnes qui sont en porte-à-faux avec la loi . C’est à la justice de faire son travail. S’ils sont relâchés, tant mieux. L’essentiel est qu’ils ne mettent pas pieds à Diatiféré. Nous ne sommes pas contre la présence d’un citoyen dans notre pays, quelle que soit sa nationalité. Car des guinéens se trouvent partout à travers le monde. Mais nous sommes contre leur façon de travailler chez nous (utilisation du cyanure) qui va à l’encontre de l’intérêt de nos populations’’.
Dinguiraye, Ibrahima Braddock Diakité pour lerevelateur224.com