La Haute Autorité de la Communication a décidé de laisser la responsabilité aux associations de presse de se réunir autour d’une commission pour élaborer le code de bonne conduite des médias en Guinée pendant cette transition et voir même au-delà de la transition. Ce jeudi, la quasi-totalité des associations de presse ainsi que le syndicat ont déjà reçu leur lettre de désignation d’une personne devant participer à la rédaction dudit code.
Boubacar Yacine Diallo a laissé entendre que l’institution veut que ce code soit l’émanation parfaite des professionnels des médias.
« Nous voulons que ce code soit l’émanation des professionnels de médias, qui partagent leur expérience et qui décident librement dans le domaine de l’autorégulation de faire un code. Il est vrai que Search For Common Ground nous avait déposé un code il y a quelque temps, nous mettrons cette mouture à la disposition de la commission, il lui appartiendra de valider ce code, de l’amender ou d’écrire un code. Toujours est-il que il y a beaucoup de codes qui circulent en Guinée, il y a lieu maintenant que nous fassions en sorte qu’il y ait un code pour les journalistes guinéens. C’est la première recommandation qui a été faite. La deuxième qui a été faite, c’est d’organiser des ateliers pour permettre aux jeunes journalistes de prendre connaissance des contenus des lois et d’aider à la compréhension de ces lois(…) j’ai dit et je le redis, les journalistes doivent être jaloux de leur indépendance, jaloux de leur liberté mais en même temps, ils doivent être suffisamment responsables », a dit Boubacar Yacine Diallo.
L’élaboration de ce code de bonne conduite des médias en période transitoire était l’une des décisions prises par la HAC après la rencontre avec les associations et responsables de médias le 04 octobre. Boubacar Yacine Diallo le président de cette institution chargée de réguler les médias en Guinée a indiqué qu’un code existe déjà dans ce sens. Par conséquent, il pourra être soumis à la commission qui sera mise en place par les associations de presse pour son adoption, amendement ou rejet.
Moussa Rama, pour lerevelateur224.com