La mise place de la charte de la transition est l’une des grandes décisions du CNRD depuis le 5 septembre 2021 qui marque désormais l’existence de l’Etat de transition sur le plan juridique et le véritable démarrage de la transition.
C’est un grand pas qu’il faut saluer dans le processus de la transition, puisqu’il est désormais le texte de référence dans la conduite de la transition, et qui prend en compte les défis de notre société en termes de réconciliation nationale, de refondation de l’Etat, de la lutte contre la corruption, de la moralisation de l’administration, de la promotion d’une justice équitable … qui constituent des fondamentaux de la réussite de cette transition.
Le préambule de la charte dénote une cohérence au regard des engagements du CNRD, puisqu’il renvoi à des instruments juridiques universellement reconnus par les nations démocratiques, (la charte des nations unies, la déclaration universelle des droits de l’Homme et du citoyen, la charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance de l’UA ; le protocole additionnel de la CEDEAO sur la démocratie, la bonne gouvernance et les élections), des valeurs et des principes tels que : (la réconciliation nationale, le patriotisme, l’inclusion, la tolérance, la solidarité, la fraternité, la dignité etc… )
Des questions de libertés fondamentales et publiques font l’objet d’une attention particulière qu’on retrouve aussi dans le préambule que dans le corps du texte (chapitre 4 du titre 1). Ce qui traduit le fait que les droits de l’Homme et les libertés publiques occupent une place de choix dans la conduite de la transition.
La charte reflète également le caractère inclusif de la transition, puisque tous les acteurs essentiels s’y trouvent.
Il n’y a pas de texte parfait dans le monde, il faut saluer ce qui est fait et se donner les mains pour encadrer le déroulement de cette transition en vue d’éviter les erreurs du passé.
Ça été très prudent pour le CNRD de ne pas communiquer à la hâte le délai de la transition, il faut un minimum de consensus national d’abord sur les charges de la transition avant de définir le chronogramme. C’est plus cohérent et inclusif que le CNRD donne à lui seul un délai.
Ange Gabriel HABA, Secrétaire Executif du CNOSCG