La classe ouvrière de Guinée a exprimé son cri de cœur ce jeudi 23 septembre 2021.
Face à la presse, cette classe composée de plus de 3500 ouvriers tous secteurs confondus, ( électriciens, soudeurs, tailleurs, menuisiers….), dit n’avoir bénéficié d’aucune attention de la part des deux derniers régimes qui se sont succédé en Guinée. Tout en dénonçant quelques maux auxquels ils sont confrontés:
‘’La soustraitance, l’inexistence de contrat, manque d’équipements de sécurité, la non prise en charge des malades victimes d’accident de travail, le mauvais traitement salarial, la non prise en charge par la caisse de sécurité sociale”, a égrainé Marios KAMANO, administrateur de la classe ouvrière de Guinée.
Autre plainte de la classe ouvrière, c’est la non valorisation des œuvres locales. Selon Marios KAMANO, les autorités guinéennes préfèrent plutôt l’expertise étrangère que locale:
‘’Quand il s’agit aujourd’hui d’équiper les ministères, les institutions, on ne fait pas appel aux ouvriers guinéens. Nous volons aussi avoir les marchés de l’État”, déclare-t-il.
Pour la classe ouvrière, l’avènement du CNRD est une occasion pour elle de bénéficier de l’attention des autorités:
‘’On a entendu l’appel lancé par les nouvelles autorités, qui est l’inclusion de toutes les couches dans la refondation du pays, alors l’ouvrier ne sera pas en marge. Nous nous sommes dits que c’est l’occasion ou jamais pour nous de nous faire entendre. Nous voulons être associés dans les prises de décision‘’, a conclu Marios Kamano
Ibrahima Camara pour lerevelateur224.com
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