Les 78 détenus politiques ou d’opinion qui ont recouvré leur liberté ce mardi 7 septembre à la maison centrale de Conakry dans la soirée, Dansa Kourouma a estimé que la liberté pouvait leur être accordée par la justice si elle était indépendante. Mais sauf que, pour lui, cette justice a raté un rendez-vous pour donner aux guinéens leur honneur et leur dignité.
« Malheureusement, il fallait attendre un coup d’Etat pour pouvoir leur donner leur liberté et pourtant, les démarches que nous organisations de la société civile nous avons menées et personnellement, j’ai adressé un courrier au Président Alpha Condé, au Ministre de la justice, j’ai appelé pour que ces personnes puissent recouvrer leur liberté au nom de l’apaisement politique, au nom de la tolérance politique. Malheureusement, je n’ai pas été entendu », a réagi Dr Dansa Kourouma et de poursuivre:
« Aujourd’hui, Dieu leur a accordé la justice en passant par une junte militaire qui a pris le pouvoir. Je demande d’abord à la justice de faire sa propre mutation interne et sa propre autopsie pour que plus jamais ça. Que la justice ne soit un instrument politique de conservation ou de conquête du pouvoir », mentionne-t-il.
Aux détenus politiques libérés, le Président du Conseil National des Organisations de la Société Civile guinéenne invite au pardon.
« Je leur demande de se reposer, de communier avec leurs familles, voir leurs médecins et je leur demande de pardonner. Parce que quand Dieu rend sa sentence à un être humain, vous êtes obligés d’accepter, c’est comme un cas de mort ou un cas de malheur. C’est comme un cas bonheur, vous vous remettez à la volonté de Dieu pour pardonner. Pas de haine, pas de rancœur » a plaidé cet acteur de la société civile guinéenne.
Moussa Rama, pour lerevelateur224.com