Hier vendredi, les résultats du bac 2021 en Guinée ont été rendus publics. Le premier de la république en sciences expérimentales, s’appelle Mory Kaba. Il est issu du Lycée Morifindjan Diabaté de Kankan. Il est âgé de 20 ans.
Notre rédaction est parti à la rencontre de ce lauréat pour un entretien. D’entrée en jeu, le jeune Kaba se dit très content de son rang :
« Je suis très content. Ça a été un rêve. Il a été réalisé. Je suis fier de mes professeurs. Ils ont toujours été à mes côtés pour m’encourager. Je m’attendais à ce résultat. J’ai vraiment travaillé. Je me posais souvent des questions si je pouvais devenir premier de la république. Mes professeurs et camardes m’assuraient. Si mes parents n’étaient pas là, je n’allais pas me retrouver ici aujourd’hui. Ils m’ont soutenu du début à la fin. Je leur remercie éternellement » a-t-il notifié.
Poursuivant, Mory Kaba fait mention de l’immensité du travail qu’il a effectué pendant plusieurs années pour arriver à ses fins.
« Tout le monde voudrait avoir cette place, mais pour y arriver, ça demande un travail acharné, une détermination, et une motivation de plusieurs années. On peut avoir le bac, mais être mieux classé, ça demande une préparation dès les années antérieures, dès le collège. Ça a été un rêve pour moi depuis la 11e année. J’ai eu des professeurs qui m’ont toujours encouragé. Je ne me reposais pas pendant les vacances. De la 11e en Terminale, je travaillais. Je me suis engagé depuis la 11e année. J’ai travaillé dur » a-t-il indiqué.
Parlant des secrets de sa réussite, ce 1er de la république se focalise sur son emploi de travail. Pour lui, l’établissement d’un programme de révision et le respect de celui-ci ont été le socle de sa réussite.
« Pour être le premier de la république, pour moi, il faut des stratégies pour travailler. Il faut avoir un emploi très précis et être déterminé à respecter cet emploi jusqu’à la fin de l’année. En Guinée, ici, c’est le problème d’emploi qui fatigue nous les jeunes. On peut avoir un emploi, mais le respecter, c’est un problème. » a-t-il ajouté.
Plus loin, Mory dit qu’il rêve de travailler dans une organisation à dimension internationale. Il révèle : « J’espère me retrouver dans une organisation internationale » a-t-il dit avant de préciser qu’il est en train de réfléchir à l’idée de faire la médecine à l’Université pour un premier temps.
Concernant son message à l’endroit des recalés, le jeune de 20 ans se prononce.
« Pour mes amis qui n’ont pas eu le bac, je leur dirai de redoubler d’efforts, car ce n’est pas la fin du monde. Quand on échoue, ça nous fait du mal, mais c’est quelque chose aussi qui performe un candidat. Quand tu échoues, tu pourras mieux te préparer pour être le meilleur élève l’année à venir. Je leur demande de s’engager dès maintenant. »
Issu d’une famille modeste qui habite au quartier Sogbè à Kankan, Mory Kaba est le cinquième enfant de la famille sur 13. Ses deux parents, à savoir son père Kabine Kaba et sa mère, Aye Kaba n’ont pas manqué d’exprimer leur joie face à la réussite de leur enfant. Pour ce couple, Mory Kaba ne dormait pas.
À noter que le jeune n’avait pas été premier aux deux examens qui précèdent le Bac, à savoir le CEP et le BEPC. Manifestement, le rang de Mory n’a pas été surprenant pour ces connaissances vu le niveau soutenu par l’engagement et la détermination du principal concerné. Pour certains enseignants ayant côtoyé Kaba, le jeune est une valeur sûre.
Moussa Smith Kourouma
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