Terreau propice aux troubles sociaux consécutifs et la méconnaissance de l’ensemble de nos droits y compris notre dignité !
Nos Dirigeants, dans leur volonté d’offrir un 3ème Mandat à celui pour lequel ils travaillent, au lieu de travailler pour la Guinée, se sont montrés maîtres dans la dilapidation des deniers publics par des achats de consciences. Conséquences, toutes les caisses de l’Etat vidées. Pour le combler la saignée financière engendrée par la campagne présidentielles en vue de la « réélections douteuse’’ du Président candidat à sa propre succession, ils ont procédé à l’augmentation unilatérale du prix du carburant au mépris de la logique économique et juridique !
Guinéens, Guinéennes, l’augmentation du prix du carburant passant de 9000 à 11000 franc est une hérésie contreproductive pour tous. Cette augmentation disproportionnée du prix du carburant n’est rien d’autre que le résultat de votre indifférence face au changement unilatéral de la constitution du 7 mai 2010. Déjà, rares sont les guinéens, qui vivent avec l’équivalent de 1,25 $ par jour ou qui mangent 3 fois par jour.
Rares sont les guinéens dont les revenus mensuels s’approchent de 1.500.000 francs guinéens soit environ 150€. Avec cette augmentation disproportionnée du prix du carburant, la jouissance de l’ensemble de nos droits fondamentaux sera compromise. Nous serons privés de manière durable ou chronique des ressources et des moyens nécessaires de jouir d’un niveau de vie suffisant à défaut d’être décent. Une série des précarités qui porteront atteinte à notre existence, notre dignité et notre développement dans les jours à venir et dans un futur proche !
La Guinée, pays qui a ratifiée presque toutes les conventions internationales diverses et variée et qui ne les observe pas.
selon l’article 25 de la déclaration de 1789: (Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté). Et L’article 11 du PIDESC de 1966 est analogue à cette déclaration et lui confère une valeur juridique contraignante à l’égard des pays qui l’ont ratifié comme la Guinée. Cet article dispose que : (Les États parties au présent pacte reconnaissent le droit de toute personne à un niveau de vie suffisant pour elle-même et sa famille, y compris une nourriture, un vêtement et un logement suffisants, ainsi qu’à une amélioration constante de ses conditions d’existence).L’Etat guinéen, en procédant ainsi, viole ses engagements internationaux, et expose sa population à une extrême précarité, qui entraînera sans doute la méconnaissance de l’ensemble de leurs droits surtout les droits sociaux économiques et culturels.
Prenons le droit à la santé.
Qui dispose que : « toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et celle de sa famille, notamment pour alimentation, habillement, le logement, les soins médicaux… » GUINÉENS, avec cette augmentation, c’est l’effectivité de la jouissance de ce droit qui est menacée.
Le Droit à l’Éducation
Ce droit dispose que « Toute personne a droit à l’éducation, l’éducation doit être gratuite… ». Chers Guinéens, l’école constitue un rempart contre la tyrannie, l’obscurantisme et la haine de l’autre. L’école, permettra aux droits de l’homme, aux principes républicains de pénétrer les consciences des citoyens Guinéens. Sans l’éducation, nous n’accèderons pas à la liberté et nous resterons sous tutelle de ce système qui Symbolise le retard de notre cher pays. Le développement de la Guinée ne peut se passer de l’éducation, ni se faire sans éducation. Déjà très peu d’enfants guinéens sont scolarisés par manque de moyens financiers pour leurs parents (coûts) et par manque d’infrastructures appropriées (écoles, tables bancs, manuels scolaires, personnels de l’éducation). Avec cette augmentation du prix du carburant (coût du transport pour les élèves et parents) le droit à l’éducation est foncièrement menacé !
Le Droit au travail
Droit selon lequel, « Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail… » pouvoir travailler dans les bonnes conditions, et avec une rémunération permettant de satisfaire ses besoins élémentaires, constitue un droit pour tous et non un privilège. Guinéens, Avec cette augmentation du prix de Carburant, c’est la jouissance de ce droit qui est compromise.
Droit civil et politique
Cette augmentation sera un des obstacles pour une saine participation aux activités politiques, dont les conséquences pourraient être des grèves à répétition et grèves sectorielles.
Droit au respect de la dignité
Principe qui est le fondement de tous les droits de l’homme. Cette dignité humaine peut être bafouée par l’exposition à la pauvreté. Les conséquences de cette augmentation, pousseront plus de guinéens à prendre les chemins de l’exil (Politiques et économiques) pour un avenir meilleur, avec le risque d’exposer les jeunes guinéens à l’esclavage moderne dans les pays traversés pour l’exil vers l’occident (prostitution pour certaines et travaux forcés pour d’autres). Avec cette augmentation du Prix du carburant, c’est la dignité de la population qui est sérieusement menacée.
Seuls le respect des principes démocratique et tous les principes organisationnels peuvent sortir la Guinée de cette crise abyssale, comptez pas sur nous pour prier Alpha Condé d’accepter ces principes, ce sont les principes qui s’imposent d’eux-mêmes, lorsqu’ils sont détournés, ce qui est le cas aujourd’hui.
Changement de constitution forcé et 3è mandat sous contrainte, ont pour résultat le revirement des principes sur les faces des violeurs de constitution avec au bout les contraintes économiques comme les augmentations des coûts de la vie à travers l’augmentation du Prix de l’essence, ce qui n’était pas prévu par les démagogues qui vendaient le Changement de constitution, à l’instar de ce supposé docteur qui disait que « Le Changement de constitution allait être synonyme de Croissance ».
Où est cette croissance ? La croissance dans l’inflation non maitrisée ?
La Croissance sans aucune augmentation de Productivités dans tous les secteurs économiques de Guinée.
Pour commencer, respectez les règles démocratiques en libérant sans condition tous les détenus politiques et revoyez sous son aspect économique la fixation du prix du carburant de manière concertée, sans cela, les incertitudes demeurent encore pour bien longtemps et la notion de Paix souhaitée sera une chimère. Vous devez savoir que « Il n’y a pas de développement sans la sécurité, il n’y a de sécurité sans le développement, et il ne peut y avoir ni sécurité ni développement si les droits de l’homme ne sont pas respectés » Kofi Annan.
L’éradication de l’extrême pauvreté n’est pas seulement un devoir, est aussi une obligation juridique en vertu du droit international et des droits de l’homme. Tel que PIDESC de 1966. Donc il appartient à l’État titulaire de la puissance publique par excellence, garant du principe constitutionnel, de sauvegarde de la dignité humaine, de veiller à ce que ces obligations internationales soient respectées en Guinée. Et cela se traduit par la mise en place des différents dispositifs, des différents mécanismes qui sont destinés à rendre effectifs les droits fondamentaux des Guinéens, surtout les droits de la deuxième génération (Droits sociaux économiques et culturels).
L’état de droit, qui consiste à jouir de l’ensemble de ses droits ne saurait être respecté lorsque les gens sont exposés à une précarité sans précédente.
MS FADIGA l’esprit libre !