Malgré la majoration du prix des produits pétroliers à la pompe, le gouvernement a trouvé un accord avec la fédération nationale des transporteurs routiers de Guinée pour maintenir les prix des transports inchangés.
Face à la polémique soulevée, le secrétaire général de la fédération nationale des transporteurs routiers de Guinée, Elhadj Ousmane Horoya a donné quelques explications ce mercredi.
Selon Ousmane Horoya Sylla, la suppression des barrages est entre autres raisons.
« A l’apparition du coronavirus dans le pays, il y a eu réduction du nombre de personnes dans les taxis et ce nombre était reparti comme manque à gagner sur le dos d’autres personnes. Quand on est revenu à la normale, c’est-à-dire, deux passagers devant et quatre derrière, ce tarif a toujours été maintenu et on était toujours en avance jusqu’à 11.000 francs du transport sur ce que la population payait. Au-delà de cela, le taxi qui devait prendre huit(8) personnes, nous (chauffeur, ndlr) on mettait neuf (9) personnes. Il faut qu’on aille sur la base de la vérité pour nous permettre sur un bon départ comme l’a souhaité le Président de la République qui veut mettre tout en ordre », lance t-il et d’ajouter en ces termes :
« Du fait que nous on était en avance, notre revendication a été acceptée ; il n’y a plus de barrages, plus de péages sur les tronçons ; tu peux voyager aujourd’hui, si tu es à jour, tu n’as aucun franc à payer de Conakry à Yomou. On a deux avantages, le premier, c’est qu’il y a neuf (9) personnes assises dans le véhicule. S’il y a une personne de plus dans le véhicule, c’est un avantage pour le chauffeur. Mais si le transport était à la hausse et qu’on exigeait seulement huit(8) personnes dans le taxi, cela allait être un manque à gagner. Ça veut dire qu’on (Chauffeur ndlr) a préféré mettre neuf (9) personnes pour rattraper ce qu’on a perdu ; c’est un avantage. Autres avantages, il n’y a plus de péage sur les routes, ce qui nous permet techniquement d’avoir ces points avec le gouvernement et c’est ce qui nous a permis d’accepter ce prix, c’est-à-dire 1500 francs le prix de tronçon. Et dans ce sens, on va continuer à sensibiliser car tout le monde n’a pas les mêmes degrés de compréhension(…) les autorités nous ont enlevé tous les barrages car maintenant on peut économiser l’argent qu’on était obligé de donner aux agents à chaque barrage » s’est réjoui Ousmane Horoya Sylla.
Moussa Rama, pour Lerevelateur224.com