Le bureau de Consultation Gratuite des enfants vulnérables avec leurs familles en conflit avec la loi mais particulièrement ceux qui veulent faire valoir leur droit en justice mais ne disposant pas les moyens financiers se poursuit sur le terrain.
Ce vendredi, ce bureau a dressé le bilan à mi-parcours de ses activités financées par l’UNICEF pour un coût global de 240 millions de francs guinéen pour le premier trimestre qui s’étend sur toute l’étendue du territoire national.
Lancé (bureau) depuis le 17 novembre 2020 pour la phase pilote avec 84 dossiers dont 60 ont connu une suite judiciaire.
Aux dires du conférencier, cette phase pilote qui a abouti à une note de satisfaction, le partenariat entre le Bureau de consultation gratuite et son bailleur a été reconduit pour trois mois encore, avec pour objectif cette fois-ci, de traiter 75 dossiers.
« De ces 74 dossiers, 15 sont jugés, et parmi lesquels 10 personnes ont recouvré leur liberté contre 5 condamnés. Sur les cinq, la plus lourde sentence a été prononcée au tribunal de première instance de Nzérékoré, où un enfant de 17 ans révolus a écopé de 20 ans de prison ferme pour meurtre. Les dossiers en cours de jugement se chiffrent à 13 contre 30 dossiers en attente de jugement, alors que 16 dossiers sont en cours d’instruction », a fait savoir Aimé Christophe Labilé Koné, secrétaire général du bureau de consultation gratuite.
Quant au bâtonnier Me Djibril Kouyaté, il lance un appel à l’Etat dans le cadre de l’assistance des personnes qui n’ont pas les moyens financiers de se défendre à travers la mise en place de l’aide juridictionnelle.. Il informe par ailleurs de l’implantation du bureau de consultation gratuite ici à Conakry dans la commune de Kaloum.
Moussa Rama, pour lerevelateur224.com