Il y’a de cela plusieurs mois que le secteur culturel est à l’arrêt, les acteurs ne savent plus à quel saint se vouer. Pas de spectacles, ni de soirées privées encore moins de cérémonies de réjouissances.
La faute, l’apparition de la pandémie de covid-19 dans le pays.
Le gouvernement dans un communiqué publié sur les médias d’Etat lundi, a décidé de proroger l’état d’urgence sanitaire pour trois(3) mois. Cette décision restrictive vient à nouveau compliquer la situation pour ce secteur durement impacté.
Joint ce mercredi 28 juillet, Ibrahima Cissé Ibrahim C » Président de la Fédération des Entreprises Culturelles et Économiques de Guinée (FECEG) n’a pas caché son désarroi et plaide pour un accompagnement en faveur des hommes de culture.
« le gouvernement est garant de la santé de la population. Donc s’il juge nécessaire de prendre des décisions allant dans le sens de la sauvegarde de la santé de cette population-là, c’est lui qui connaît les chiffres de la pandémie chez nous et s’il juge de prendre cette décision de prorogation, nous prenons acte de cela. Maintenant, nous concernant, tout le monde connaît les difficultés que nous vivons. C’est très difficile pour nous et nous demandons au gouvernement d’en tenir compte et de prendre des mesures d’accompagnement. C’est extraordinaire que jusqu’à maintenant, malgré les difficultés que nous vivons, aucune compensation de quelque nature qu’elle soit n’est faite. Donc, nous appelons encore une fois et urgemment à la mise en place des mesures pour le secteur culturel et surtout pour les entreprises que je représente », plaide Ibrahima Cissé »Ibrahim C ».
Près de deux (2) ans, aucune activité culturelle à grande envergure n’est organisée dans le pays. Et pour renforcer les décisions de restrictions sanitaire, l’Agence guinéenne de spectacle (AGS) a dans un communiqué publié la semaine dernière, rappelé les entreprises culturelles du maintien de ladite décision jusqu’à nouvel ordre. Le Président de la Fédération des Entreprises Culturelles et Économiques de Guinée (FECEG) déclare que le secteur est à bout de souffle si rien n’est fait.
‘’ Nous sommes complètement déjà asphyxiés, le moins qu’on puisse faire pour les entreprises comme les nôtres, c’est de mettre en place des mesures qui puissent nous permettre de respirer parce que c’est de cela qu’il s’agit’’.
Ibrahima Cissé fait savoir qu’une réunion entre les acteurs et entreprises culturels avait déjà eu lieu avec la Ministre de la Culture dans ce sens, il y a quelque mois de cela.
Il garde l’espoir que les retombées de cette rencontre ne soient pas retardées.
Moussa Rama, pour lerevelateur224.com