Le projet de construction du logement du directeur de l’école primaire de Moussadou et un forage dans un des districts de cette sous-préfecture par l’Agence Nationale de Financement des Collectivités divise les autorités de cette sous-préfecture qui relève de la préfecture de Beyla, située au sud de la Guinée.
Selon Fama Moussadou Béreté, conseiller communal de Moussadou, des agents de l’ANAFIC ont unilatéralement changé l’entreprise qui a été retenue à l’unanimité par tous les acteurs qui ont siégé lors de la passation du marché de construction du logement de Moussadou:
“Nous avons de sérieux problèmes avec l’ANAFIC qui est un service d’appui aux communautés dans le cadre de la décentralisation. C’est à lui que l’État donne les fonds pour venir investir dans les collectivités. Donc nous nous avons une certaine autorité dans le cadre de la passation des marchés. Nous avons eu à faire une passation le 23 juin 2021 où on a attribué le marché en présence de leur représentant, c’est-à dire l’ANAFIC N’zérékoré, ils étaient présents dans la salle. Ils ont envoyé leurs délégués, le SPD, la préfecture a envoyé sa délégation, la commune a envoyé une commission composée de la société civile, du représentant de la jeunesse, du représentant des femmes et les représentants des neufs (09) entreprises soumissionnaires étaient présents. À l’issue de ce travail, après toutes les analyses, nous avons retenu à l’unanimité l’entreprise CAEMS et les documents ont été faits et signés par tous les membres de la commission.
Arrivé maintenant à N’zérékoré, comme ils ont reçu de l’argent avec une autre entreprise qui était dans la danse et qui n’a pas été retenue, ils trouvent des moyens de disqualifier l’entreprise que nous on a avait approuvée”,a dénoncé ce conseiller communal de Moussadou.
Plus loin, Fama Moussadou Bérété ajoute :
‘’Quand moi j’ai appris ça avec notre agent de développement local que l’entreprise que nous avons approuvée n’a pas été pour faute de documents , j’ai dit que je ne suis pas d’accord. Si cela doit être fait, vous nous faites ça par mention écrite pour dire voilà ça, voilà ça, voilà ça, mais pas de façon verbale. Nous nous avons délibéré sur quelque chose en présence de vos représentants. L’entrepreneur qu’ils nous ont retenu là-bas ne va pas travailler à Moussadou ici”, a-t-il menacé avant de demander à l’administration générale de l’ANAFIC de revoir ce dossier.
Amadou Oury Barry pour lerevelateur224.com
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