L’Union Européenne a publié son rapport annuel 2020 sur la situation des droits de l’homme et de la démocratie dans le monde.
En Guinée, le tableau n’affiche toujours pas d’image reluisante sur la situation des droits de l’hommes et de la démocratie qui, note ce rapport, est constamment violée par le pouvoir de Conakry.
Me Frédéric Foromo Loua, avocat et Directeur Exécutif de l’ONG Mêmes Droits pour Tous, dit être très inquiet de cette dégradation de la situation en Guinée.
‘’Nous avons une situation très difficile avec beaucoup de cas de tueries et de violation de droits de l’homme qui n’ont jamais fait objet de poursuite. Il y a beaucoup de militants des partis politiques d’activistes pro-démocratie ainsi que des défenseurs de droits de l’homme qui se retrouvent en prison’’, dépeint cet avocat.
Dans ce rapport, il est mentionné l’interdiction de sortie du pays de certains opposants sans motifs valables et la fermeture du siège et des bureaux du principal parti de l’opposition. Des violations graves de liberté que dénonce également Me Frédéric Foromo Loua.
« C’est un sujet d’inquiétude et de préoccupation et c’est pourquoi, il était important que les autorités actuelles revoient leurs copies, reviennent aux valeurs essentielles de la République, reviennent à l’État du droit et faire en sorte que le pays ne puisse pas basculer dans une situation qui pourrait être dramatique pour tout le pays » exprime ce défenseur des droits de l’homme.
Pour une avancée dans le cadre du respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales, le Directeur exécutif de l’ONG Mêmes Droits pour Tous, recommande :
‘’C’est d’abord, juger ou libérer les détenus politiques actuels à la maison centrale, d’assurer un certain fonctionnement indépendant de la justice. Et de revenir à l’Etat de droit tel qu’on l’avait imaginé au sortir de la transition de 2010. Donc, de revoir un peu le fonctionnement des institutions de façons indépendantes pour que l’Etat de droit et la République se consolident et que nous puissions décrypter la situation politique tendue actuelle même s’il y a un semblant de paix qui règne’’.
Du côté de la majorité présidentielle, c’est l’honorable Souleymane Keita, qui est monté au créneau contre ce rapport de l’Union Européenne, ce parlementaire pense que les rapports qui sont souvent fournis par ces institutions manquent de transparence.
Moussa Rama, pour lerevelateur224.com