Dans un document de 92 pages, l’association scolaire et estudiantine de Guinée, A-SEG nous a fourni son rapport global d’observation indépendante et d’enquêtes sur les examens nationaux/session 2020, sous le titre l’école guinéenne à l’épreuve des examens frauduleux, l’autopsie d’un système de corruption. Dans ce rapport, ces activistes du système éducatif guinéen ont mis à nu le système de corruption au cours des examens nationaux de l’année scolaire 2020. Presque tous les centres d’examens à travers le pays, ont connu une fraude massive, les candidats ne sont pas retenus de recevoir des traités à travers le net, Messenger et WhatsApp.
A Siguiri, ce fut pire indique ce rapport parcouru. Selon ce rapport, la DPE de Siguiri est sans doute le laboratoire par excellence des fraudes organisées.
« Il s’agit de l’existence d’un cartel d’écoles privées, qui corrompt à la fois les responsables de la DPE de Siguiri et de l’IRE de Kankan. A quelques jours du début du déroulement du BEPC 2020, ce cartel d’écoles privées a réclamé et obtenu des élèves une somme variant entre 25.000 et 35.000 au titre des frais de retrait des cartes d’examen de ceux-ci. Cette somme collectée par les différentes écoles membre du cartel est également destinée aux délégués au BEPC à Siguiri. Selon nos informations, les délégués du BEPC auraient reçu chacun entre 4.000.000 GNF pour certains et 5.000.000 GNF pour d’autres, sans oublier que leur logement, alimentation et déplacement ont été entièrement par les responsables d’écoles privées. », peut- on lire dans le rapport.
A l’instar de Siguiri, presque toutes les préfectures et régions du pays ont enregistré des cas de fraudes massives lors de tous les examens nationaux comme au lycée Sérédou, où les candidats payeraient chacun entre 400 et 700 000 GNF pour se faire inscrire sur les listes de candidatures, encore pire, chaque élève aurait payé 50.000 GNF à la veille du baccalauréat.
Iso Abdoul Latif