Après le certificat d’études élémentaires (CEE) session 2024, ce sont les épreuves du Brevet d’étude du premier cycle (BEPC) qui ont été lancées ce vendredi 14 juin 2024, sur l’ensemble du territoire national. Dans la commune urbaine de Kankan, c’est le Lycée Marien N’Gouaby qui a abrité le lancement de la première épreuve, en présence des autorités administratives et éducatives de la région, rapporte notre correspondant régional.

Dans sa prise de parole, le gouverneur de la région administrative de Kankan, colonel Moussa Condé a apprécié la dédramatisation des examens nationaux de cette année.

‘’Le message que j’ai véhiculé aux candidats, je les ai dis que l’examen n’est qu’une évaluation et on ne les donnera pas ce qu’ils n’ont pas vu en classe, c’est pas la peine de se stresser, ni de compter sur quelqu’un d’autre. Un candidat ne doit compter que sur lui même, sur sa valeur intrinsèque, s’il le fait, il va réussir. Mais dès qu’il doute un peu seulement de lui, il va échouer, parce qu’il va regarder chez un ami et ça trouvera que cet ami a mal fait, c’est à la sortie maintenant qu’il va regretter. Mais quand tu comptes sur soi-même, vraiment, tu va réussir ton examen.
Mais nous remercions le gouvernement d’avoir réorganisé les examens, parce que l’examen était devenu un problème de guerre, c’était devenu un problème très sérieux, les enfants étaient stressés avant même d’arriver en classe. Parce que quand on disait la caméra est partout dans la Cour et dans les salles, ça stressait les enfants. Ils pensent même que quand je vais me gratter, ils vont dire que je suis en train de copier, ils peuvent m’éliminer. Mais avec la simplicité qu’on a fait, demander seulement aux enfants de rester serin en travaillant et de faire confiance en eux-mêmes et dire que là où je suis, je ne suis pas venu pour la guerre, mais pour un examen. Donc, nous remercions le président pour ça, parce que ça causait beaucoup si chaque année ça ne faisait que descendre, ça compromet même les enseignants et les responsables de l’éducation’’, a-t-il asséné.
De son côté, l’inspecteur régional de l’éducation de Kankan, Kaba Sangaré, a d’abord salué l’initiative du premier ministre, d’avoir procédé au lancement des épreuves des examens nationaux dans sa zone de juridiction, avant de donner les statistiques régionales.

‘’Je vais commencer par remercier très infiniment le premier ministre, chef du gouvernement, qui a honoré la région de Kankan, en venant lancer les premières épreuves, malgré son calendrier surchargé pour venir connaître les réalités. Au niveau régional, nous avons 22 911 candidats dont 7 307 filles répartis dans 78 centres au compte des deux options(Enseignement général et Franco-arabe)’’, a-t-il fait savoir.
Plus loin, il dit espérer qu’il n’y aura pas de fausse majeure au BEPC à l’image du CEE. Il n’a pas manqué de saluer à son tour, la dédramatisation des examens nationaux cette année.
‘’On espère qu’il n’y aura pas de fausse majeure au BEPC et voire même au BAC. Ce qui faisait peur les gens, comme l’a dit le gouverneur, vous savez, il y a des choses quand vous mettez dans les examens nationaux, ça fait peur. Tel que la caméra de surveillance, même si ça n’existe pas, le fait de parler de la caméra, tout le monde sait ce que c’est une caméra de surveillance. Même quand tu tousses, le candidat va se dire que je suis déjà appréhendé par la caméra et donc, je vais être visionné à l’échelle nationale. Donc, c’est ce qui faisait peur, même les plus intelligents, avec cette histoire de caméra, vous êtes amené à être déconcentré et emporté par cette affaire là, c’est ce qui a disparu. Et vous voyez même dans les salles, et à Mandiana, tellement que les enfants étaient à l’aise là-bas, les tous petits ( CEE), ils ont chanté’’, a-t-il souligné.
Depuis Kankan, Fassou CAMARA, pour Lerevelateur224.com.
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