La préfecture de Kissidougou sort d’une année ponctuée de nombreux cas d’accidents de circulation, qui se distinguent les uns des autres par leurs degrés de gravité, leurs causes et leurs dégâts. Ainsi, en cette période de fin d’année largement consacrée à la présentation des rapports d’activités annuelles, la police routière de Kissidougou, par la voix de son premier responsable, le lieutenant-colonel Mamadi Mara, a fourni à la presse locale, des détails importants sur le bilan des cas d’accidents dans la cité de Kiss kaba Keita.
À l’entame de sa communication, le commissaire spécial de la sécurité routière de Kissidougou, s’est attardé sur les statistiques des accidents dans sa juridiction au cours des 12 mois écoulés.
‘’Courant l’année 2024, Kissidougou a connu un total de 129 cas d’accidents de circulation. Malheureusement, nous avons enregistré trois (3) cas d’accidents mortels qui ont coûté la vie à 3 de nos concitoyens (2 hommes et une femme), paix à leurs âmes. Egalement, il y eu 20 cas d’accidents ayant entraîné les cas de blessés graves et 32 autres ayant causé des blessés légers. Mais à ce niveau, je dois préciser que la plupart de ces cas accidents concernaient les motards. Je rappelle également que nous avons connu plus de 70 cas d’accidents ayant débouché à des dégâts matériels dont 18 cas de dégâts matériels importants’’, a-t-il décompté.
Poursuivant sa communication, le commissaire spécial s’est ensuite intéressé aux facteurs qui favoriseraient selon lui ce taux élevé des cas d’accidents.
‘’A Kissidougou, les causes des accidents sont innombrables, mais je vais essayer de me focaliser sur les principales. Je commence par l’incivisme notoire des propriétaires des engins roulants et mêmes des piétons, car chacun se permet de faire ce qu’il veut dans la circulation. Je peux aussi citer le dépassement dangereux, l’état d’ébriété dans la circulation, des mineurs au volant, la surcharge, l’excès de vitesse, et l’état de certaines routes. Je dirai que le constat est très amer dans la circulation, il y a des parents qui remettent des engins roulants à leurs enfants qui sont encore des mineurs. Parfois, nous interpellons des mineurs qui roulent à 4 sur une même moto et tu verras les mêmes parents qui envoient des imams pour venir plaider’’, a-t-il déploré.
Avant de mettre un terme à cet entretien, l’homme qu’on appelle communément à Kissidougou « commissaire Mara », a souligné quelques-unes des difficultés auxquelles son service est confronté à savoir, le déficit de personnel (seulement 5 agents), absence de matériels logistiques (seulement une moto vieille de 8 ans), manque d’espace pour la fourrière.

À rappeler que l’État guinéen a mis en place depuis 2019 l’agence guinéenne de la sécurité routière, en vue de redorer le blason dans ce secteur. Mais cela n’a nullement contribué à maîtriser la tendance haussière des cas d’accidents dans notre pays.
Depuis Kissidougou, Ousmane Nino SYLLA, pour Lerevelateur224.com.
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