Lancées pour un mois, les audiences administratives foraines destinées à l’état civil ont débuté le week-end dernier, dans le « Badiar ». Cette campagne de délivrance des actes administratifs à vocation d’état civil, vise à permettre aux citoyens majeurs qui n’ont pas d’acte de naissance, de se procurer d’un jugement supplétif qui va être transcrit à l’état civil, afin d’être rapidement en possession de leur acte de naissance.
A Koundara, cette campagne est vivement appréciée par les citoyens à tous les niveaux. Joint au téléphone par notre rédaction, le procureur de la République près le TPI de Koundara a tenté d’expliquer le déroulement de cette campagne dans sa juridiction.

‘’Il y a pratiquement une semaine, toutes les juridictions du pays ont entamé les audiences foraines pour délivrer ces jugements supplétifs tenant lieu d’acte de naissance pour nos concitoyens qui n’ont jamais eu d’acte de naissance. Chez nous à Koundara ici, on a débuté le samedi passé. Sur ce, nous avons reçu les fiches et on les a partagées dans toutes les CR (Communes rurales).
Deux équipes au niveau du Tribunal ici ont été mises sur place. A date, une première équipe composée du Président du Tribunal, du Chef de greffe et moi-même, travaille au centre ici. Une deuxième équipe composée du Juge président, du chef de greffe et du Substitut du procureur de la République, séjourne à Youkounkoun’’, a indiqué Patrice Koma Koivogou.
Parlant de l’enthousiasme autour de ces audiences administratives foraines destinées à l’état civil, le magistrat précise : ‘’il faudrait que nos concitoyens comprennent que tout être humain a besoin d’être identifié, et pour être identifié, il faut avoir un acte de naissance. C’est le premier document qui est livré à tout être humain. Malheureusement chez nous, les citoyens par ignorance ou par négligence ne s’intéresse pas à ça. Sauf quand ils sont dans certaines situations nécessitant l’obtention dudit document. Alors, c’est une opportunité qui s’est présentée pour tous les citoyens guinéens d’obtenir ce document de façon gratuite.’’
Pour éviter le retard dans l’obtention de ce document précieux, l’empereur des poursuites près le TPI de Koundara, a adressé une invite aux responsables de familles. ‘’Je voudrais sensibiliser les parents, pour éviter de faire recours à ses jugements supplétifs, de déclarer les naissances très tôt. Aujourd’hui, avec la nouvelle loi, vous avez la possibilité d’aller chercher à la commune l’extrait de naissance de votre enfant dans un délai de 6 mois’’, lance Patrice Koma Koivogou.
Selon notre interlocuteur, cette campagne a connu l’adhésion totale de la population de cette ville frontalière.
Depuis Boké, Mamoudou DIALLO, pour Lerevelateur224.com.
