Ce lundi 16 décembre, les enseignants contractuels non retenus à la fonction publique locale, à l’issue du concours de recrutement, ont tenu un sit-in devant le ministère du travail et de la fonction publique. L’objectif était d’attirer l’attention du ministre Faya Fra Bourouno sur leur situation.
Ces hommes de craies ont été dispersés par les forces de l’ordre aussitôt qu’ils ont rallié les lieux. Quand nous avons interrogé le porte-parole des enseignants contractuels non retenus, Elhadj Mamadou Djaka Sow a rappelé la particularité de cet autre sit-in.

‘’La différence de ce sit-in est que, cette fois-ci, nous avons découvert à travers les pressions qu’on a montées au niveau de l’intérieur du pays, les ministres sont passés par les ex-coordinateurs à travers le secrétaire général de la fonction publique, pour empêcher à tout prix l’engagement des 4000 enseignants contractuels communaux’’, a-t-il fait savoir avant de déplorer la violence dont ils ont fait l’objet de la part des forces de l’ordre.
‘’Ils ne nous ont même pas demandé de libérer. Quand ils sont venus, ils ont commencé à nous brutaliser. On a compris que ce sont des personnes qui étaient mentalement préparées, afin de pouvoir anéantir complètement la lutte entamée par les enseignants contractuels communaux’’, accuse-t-il.
Toutefois, le porte-parole de ces enseignants semble convaincu de la lutte que ses pairs et lui mènent. C’est pourquoi, il promet qu’ils iront jusqu’au bout pour obtenir gain de cause.
‘’Cette lutte-là, comme nous sommes avec la vérité, nous ne l’achérons jamais, comme je l’ai dit, nous n’allons jamais abandonner’’, a martelé Elhadj Mamadou Djaka Sow, qui n’a pas manqué de titiller certains ministres qui seraient à la base même de la lenteur dans ce dossier.
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.
