Ce dimanche 1er décembre 2024, les Guinéens ont vécu un évènement tragique, suite à une bousculade survenue au stade 3 avril de N’Zérékoré, lors de la finale du tournoi doté du trophée Général Mamadi Doumbouya, président de la Transition. Selon le communiqué du Gouvernement, le bilan provisoire fait état de 56 morts et plusieurs blessés graves.
Ce drame ne laisse pas indifférent les citoyens de la ville minière de Boké. Des citoyens qui ne manquent d’arguments. Quelques heures après ce tragique incident, plusieurs voix se sont élevées dans la commune urbaine, pour dénoncer la mauvaise gestion du tournoi et présenter les autorités de la transition comme responsables des faits.
Pour Ousmane Sylla, activiste de la société civile, les organisateurs de ce tournoi n’ont pas pris des mesures nécessaires pour empêcher le drame. ‘’Ce qui s’est passé à N’Zérékoré était prévisible, car même à Boké ici, c’est Dieu qui nous a sauvé. Tout ce qui intéresse ceux qui sont derrière ces tournois, c’est les billets de Banque. Ce qui s’est passé à N’Zérékoré en dit long. Le stade là n’est pas apte a abrité une finale d’une telle envergure. Mais vu que les organisateurs sont aveuglés par l’argent, ils ont envoyé les enfants à la mort. Vous allez voir vous-même que la lumière ne sera pas faite dans cette affaire’’, a-t-il déploré.
Plusieurs observateurs voient derrière l’organisation des ces tournois au nom du Président de la Transition, comme des manœuvres visant à pousser l’homme du 5 septembre à s’éterniser au pouvoir. Cet incident survenu à N’Zérékoré est une alerte pour le CNRD, prévient Oumar Kalabane.
‘’Je crois que cette bousculade devrait interpeller les autorités de la transition et les pousser à renoncer à leur projet, celui de s’éterniser au pouvoir. Le cas Dadis est récent, et le Général devrait tirer toutes les conséquences nécessaires’’, lance ce citoyen de Dibiya.
Avant de demander justice pour les victimes du stade de N’Zérékoré, cette mère de famille dénonce la recrudescence des tueries d’enfants lors des évènements dans le pays. ‘’Mon cœur saigne, ont tue trop les enfants dans le pays. A chaque fois qu’il y a des rencontres, les tout-petits sont victimes, c’est trop ! Je demande à Doumbouya de nous dire comment ces enfants sont tués et qui les a tués ?’’, s’indigne M’mah Sylla.
Dans la commune urbaine de Boké, d’autres citoyens que nous avons rencontrés hors micros, ont dénoncé l’usage des gaz lacrymogènes par les forces de l’ordre et tenu le CNRD et son gouvernement pour responsables de ce drame.
Depuis Boké, Mamoudou DIALLO, pour Lerevelateur224.com.
