La ville sainte de Dinguiraye qui a été fondée par El hadj Omar Tall n’a jamais varié dans sa foi ni ne s’est livrée au premier venu. La cité où chacun connaît l’autre, l’on ne peut mentir sur son identité encore moins tricher avec son histoire, reste fidèle à ses valeurs ancestrales et n’entend jamais se renier dans ses choix et convictions de toujours. Les pouvoirs qui se succèdent dans le pays ne le savent que trop. Et ce n’est pas la propagande bruyante de personnes qui ont eu l’occasion de faire la preuve de leur popularité, ayant eu leur propre parti politique qui y changera quelque chose. Ce n’est pas par hasard que la campagne n’est pas franche. On s’appuie sur le sport, le football, supposé rassembler au-delà des considérations politiques pour faire croire en une adhésion. Pourquoi ne pas aller droit au but ? Pourquoi, ne pas appeler la population pour la cause qui est défendue sans détours ni artifices ?
Malgré tous les efforts déployés, les moyens mobilisés, toutes les astuces utilisées, parfois, la précarité exploitée, Dinguiraye est restée de marbre, n’a montré aucun enthousiasme à se ranger derrière celui qui prétend représenter tout le monde et pouvoir parler à la place de chacun.
Les images d’un stade vide, de petits attroupements d’écoliers ou d’enfants curieux indiquent clairement qu’il n’y a pas la foule des grands jours. Une indication très claire que l’apparence grassement entretenue n’a rien à voir avec les réalités du terroir que seuls les autochtones et notables véritables maîtrisent depuis la nuit des temps.
L’on espère que le Général Mamadi Doumbouya ne se laissera pas tromper par les mêmes qui ont abusé de Dadis Camara dans un passé récent avant de se retrouver auprès de lui.
Puisse Dieu éloigner de lui les mauvais esprits !
L’édito / lerevelateur224.com
