Si l’histoire politique d’un pays est jalonnée d’épisodes glorieux et d’erreurs tragiques, celle de la Guinée a connu, avec Makanéra Kaké, une véritable caricature de médiocrité. Cet homme, qui se complaît dans l’agitation stérile et la polémique futile, illustre à lui seul ce que Shakespeare décrivait si justement : « Il y a trois catégories d’hommes : ceux qui naissent grands, ceux qui deviennent grands par le temps et ceux qui forcent, même par le mépris, à être grands. » Makanéra appartient indubitablement à cette dernière catégorie : un homme qui, par des cabrioles ridicules et des bravades insipides, s’efforce vainement d’arracher à l’histoire ce qu’elle refuse de lui accorder une quelconque grandeur.
Ce personnage s’impose comme l’une des pires erreurs de casting de l’ère Alpha Condé, dont l’erreur décrétale de le nommer ministre restera gravée comme un moment d’égarement politique. Dépourvu d’aptitudes intellectuelles et d’une vision cohérente, Makanéra Kaké n’a jamais été qu’un ministre d’apparat, un figurant incapable de structurer ne serait-ce qu’une pensée élémentaire. Que dire d’un homme dont la pauvreté rhétorique frôle l’indigence, dont la capacité d’analyse est aussi rudimentaire qu’un manuel scolaire d’école primaire ?
Le contraste avec Tibou Kamara est saisissant. Ce dernier, bien qu’ayant été versatile dans son parcours politique, a toujours su imposer le respect par sa compétence et son intelligence stratégique. Tibou n’est pas simplement un homme politique, il est un intellectuel d’envergure, une plume rare qui a su faire honneur à son pays au-delà de ses frontières, notamment au Togo et en Gambie. Là où Tibou s’élève par la pertinence de ses idées et la profondeur de ses écrits, Makanéra sombre dans une décadence verbale, transformant chaque prise de parole en un naufrage de la raison.
Makanéra Kaké est un homme sans substance, un opportuniste sans talent, un acteur de second plan qui s’efforce d’exister en multipliant les gesticulations grotesques. Il est à la Guinée ce que le bruit est à la musique : une dissonance pénible, une perturbation stérile. Loin d’incarner une quelconque utilité pour la nation, il amuse la galerie, s’agitant dans une frénésie futile, tel un pantin désarticulé au service de sa propre vacuité.
Son incapacité à réussir un simple test de recrutement à la radio rurale de Boké est une illustration parfaite de son niveau. Comment un homme, incapable de franchir un seuil aussi bas, peut-il prétendre au leadership politique ? Son parcours est un enchaînement de ratés, une suite d’occasions gâchées, un chemin pavé d’insignifiance.
Forçant son destin de zéro à zéro, Makanéra Kaké n’est même pas l’ébauche d’un héros. Il est l’incarnation de l’erreur politique, l’antithèse du mérite, une tache indélébile sur la mémoire de notre nation. La Guinée, riche de ses esprits brillants et de ses leaders talentueux, méritait mieux que cet énergumène dont l’insignifiance est un affront à l’intelligence collective.
Que l’histoire retienne ceci : si Tibou Kamara, malgré ses imperfections, a su se hisser au sommet par la compétence et l’effort, Makanéra Kaké demeurera un symbole de ce que la politique ne devrait jamais devenir : un théâtre d’ombres, où l’agitation supplante la raison et où la vacuité triomphe de la vertu.
Makanéra ou la panne humaine divine tu es arrivé à ton terminus.
À la prochaine pour l’épisode 3.
Par Aboubakr.
